Le CENTRE D’EDUCATION PERMANENTE (CEPPST) Arlon.
| Arlon - Manifestations à Arlon |
Le Centre d’Education Permanente (CEPPST)
en collaboration avec la librairie «La lettre écarlate»vous invite à une soirée littéraire
le 27 janvier 2011 à 20h
au «180 Bar à vins lounge», Grand-rue, 32 6700 Arlon.
Au départ du livre « Fugue » d'Anne Delaflotte Mehdevi
Géraldine Frognet de la librairie «la lettre écarlate» nous entraînera au fil de ce roman.
Entrée Gratuite
inscription souhaitée
Renseignement et inscription :CEPPST / Isabelle BUYSSENS: 063/21.91.83 - rue Léon Castilhon, 86 6700
Bien à vous et au plaisir de partager ce moment avec vous.
Anne BINET
Isabelle BUYSSENS
Présentation de l'éditeur :
Madeleine s’enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d’angoisse, crie son nom le long de la rivière. L’enfant est saine et sauve, mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d’amie et d’amante lui fait désormais défaut.
Clothilde consulte, se refuse aux traitements, se heurte à l’incompréhension de tous. Et, contre toute attente, prend des cours de chant. La voix chantée de Clothilde est belle, sublime même. Passionnée de musique depuis l’enfance, comment pourrait-elle se détourner de ce talent qui affleure ?
Un portrait de femme d’une tonalité bouleversante.
Extraits :
"Clothilde, désoeuvrée, en exil, démunie au seuil de la vaste cour, jaugea les différents groupes de deux, trois, quatre, huit mères qui avaient investi la place. Elle traversa la cour...[...] Clothilde passa comme une ronde tenue, traversa les espaces de silence, les grappes de mères-croches et de triolets. Les mots qu'elle entendait étaient purgés de sens, ils n'étaient plus que vibrations sonores. Elle perçut un soupir, approcha une vague de sons qui confluaient vers un même point en crescendo, essuya une salve d'accords épars, éclatés, dissociés ici. En canon là-bas? Clothilde passa les grilles."
« Le temps passe invariablement. Sans doute. Pour Clothilde, à partir de ce moment-là, le temps s'emballa. »
« Le temps était redevenu précieux et plus seulement parce que c'est lui qui mûrissait, devant les yeux de la mère, les traits de ses enfants au fil des jours. Il était redevenu une mesure pour lui-même. Clothilde ne le passait plus à attendre que ses enfants aient besoin d'elle ou l'interrompent. Il lui arrivait aussi souvent qu'avant de ne pas dormir à cause d'un souci, d'une peine de l'un ou de l'autre que "même elle" la mère ne pourrait pas soulager mais, lorsqu'elle était au chant, elle était libre, elle était ailleurs, partout, omnipotente. »
« Ce qu'elle voulait c'était "faire" de la musique et comme l'amour, et comme l'écriture peut-être pour qui écrit, ce n'est pas quelque chose à propos de quoi on parle. On le fait justement parce que la parole ne suffit plus. »












