Les Chasseurs Leloup sont, à plus d’un titre, les ancêtres des Chasseurs Ardennais actuels.

Né à Ath en 1736, dans les Pays-Bas autrichiens, Jean Leloup s’engage très tôt dans l’armée afin de servir son souverain, l’empereur d’Autriche.

Montant toutes les marches de la hiérarchie à la seule force de son courage et de son intelligence, il est nommé capitaine dans l’armée impériale autrichienne lors de la première tentative d’indépendance des États Belgique Unis, en 1789.
Suite à la bataille de Turnhout, qui donne une sévère déculottée aux troupes autrichiennes, et les fait déguerpir de Bruxelles à Luxembourg-ville, l’empereur d’Autriche décide la création d’une troupe de Chasseurs d’élite.

Ces volontaires sont destinés à combattre en petits détachement sur tous types de terrains, et souvent très isolés des troupes amies, à effectuer des diversion, des reconnaissance, des combats retardateurs et des assauts sur des troupes mieux retranchées, mieux armées, plus nombreuses, et à détruire des objectifs essentiels pour l’ennemi.
La centaine de volontaires que Jean Leloup avait recrutée fut envoyée tenir garnison à Marche, sur la route de Namur, afin d’éviter que les insurgés ne sortent de Namur pour marcher jusque Marche (ah-ah-ah désolé c’était plus fort que moi).

Les insurgés sortirent de Namur et marchèrent sur Marche mais ils tombèrent sur des chasseurs qui n’y visaient pas que les sangliers et qui savaient chasser sans leurs chiens.
Grâce aux combats retardateurs menés par les Chasseurs Leloup, l’armée autrichienne pu se reprendre en main, sortir de Luxembourg et remonter à l’attaque de Namur, puis de Bruxelles, en 1790.
Lors de la première invasion française des Pays-Bas autrichiens, le Corps des Chasseurs Leloup avait déjà été augmenté, ils firent campagne et participèrent à de grandes batailles, comme à Jemmapes.

Après cela, les quatre cent Chasseurs Leloup furent installés dans les forteresses de Namur, Charleroi et Virton, qu’elles défendirent vaillamment, tout comme elles défendirent courageusement la place d’Arlon en 1793.


L’empereur d’Autriche était donc très satisfait de Jean Leloup, et leur fit comprendre en augmentant les effectifs de l’unité, en créant d’autres régiments similaires et en comblant d’honneurs son fondateur.

Si la première reconstitution de la Bataille d’Arlon de 1793, intitulée “1793 : à l’assaut d’Arlon”, avait déjà remporté un vif succès en 2023, grâce à l’ouverture d’esprit et à l’énergie de l’échevin du Tourisme d’Arlon, Monsieur Didier Laforge, la seconde édition de cette année 2025 ira plus loin encore.

Soyez prudents au volant en venant car, de nos jours, d’autres chasseurs ne visent pas que le sanglier 🙂

Après la naissance du plus beau royaume du monde, la Belgique, les politiques se mirent en tête de trouver LA SOLUTION pour protéger et défendre notre mère – patrie.

Parmi tous ces penseurs, le Ministre de la Défense, et Premier Ministre de 1912, Monsieur de Broqueville, me fait l’effet d’avoir été un homme très cultivé et très savant.
Il eu l’idée de confier la défense de notre province la plus méridionale à une troupe légère de soldats d’élite destinés à… faire tout ce que les Chasseurs Leloup devaient faire 🙂

Ce fut donc une unité d’infanterie d’élite de l’armée belge, située en province de Luxembourg, le 10ème Régiment d’Infanterie de Ligne, qui fut choisie pour devenir des épines dans la main, le nez, les yeux, le flanc et les fesses de l’ennemi… de vrais sangliers … qui résistent, et qui mordent !

En 1940, toute une série de cousins germains se sont invités par chez nous afin d’aller pourrir la vie aux Français.
Jusque là, ce n’est pas trop grave, c’est quand les milliers de soldats du Groupe d’Armée motorisé du Général allemand Gudérian ont commencé à vouloir forcer nos frontières que cela l’est devenu.
Les Teutons sont tombés sur des démons verts qui courraient dans les bois en faisant exploser les ponts, en bloquant les routes, en tirant sur les soldats, et en bloquant parfois des milliers d’hommes avec soixante belge et un pistolet-mitrailleur.

Dans un petit village de belgico-luxembourgie, les Chasseurs Ardennais montrèrent aux Allemands que les vacances étaient finies, et certains monuments sont là pour rappeler aux touristes allemands la frustration de leurs pépés il y a quatre-vingt ans.


En dignes descendants des Chasseurs Leloup, les Chasseurs Ardennais ont royalement pourri la vie à une armée qu’on croyait invincible…mais personne ne l’est contre les Belges 🙂



Le fleuron de la jeunesse de notre province de Luxembourg paya très cher sa gloire contre les Allemands, comme le montre le magnifique monument élevé au 3ème Régiment de Chasseurs Ardennais, à Vielsalm.


Les Chasseurs Leloup, qui ont tant fait pour la défense des Pays – Bas autrichiens, comme les Chasseurs Ardennais qui ont tant fait pour la défense du Royaume de Belgique, n’ont pas de monument à leur mémoire.
Ce serait un beau projet pour le tourisme en notre province…
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