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Avr 5, 2024 | ACTUALITES, Documentaires Criminels, Portraits criminels par Swen

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L’histoire vraie d’Amityville : une famille massacrée, genèse d’un mythe

Six corps découverts dans leur lit

            18h30 ce 13 novembre 1974, Ronald Defeo Jr, 23 ans pousse violemment les portes du Henry’s Bar sur Merrick Rd, à Amityville, Long Island. A peine a-t-il passé la porte que celui que tout le monde surnomme Butch, crie : « Vous devez m’aider ! Je crois que ma mère et mon père sont morts ». Un petit groupe d’habitués ainsi que le gérant des lieux répondent à ses supplications et s’entassent dans sa Buick Electra 225 pour se rendre au 112 Ocean Avenue. La maison familiale des Defeo n’est qu’à deux minutes. Ils vivent dans une belle bâtisse de style colonial hollandais des années 20, construite sur trois étages, au bord de l’eau. Une piscine creusée et un hangar à bateaux habillent également le terrain. Le groupe passe la porte principale et pénètre dans le vaste hall d’entrée, face à l’escalier. Un certain raffinement se dégage des lieux. Table de billard, lustres en cristal,  statues de bronze, fauteuils en velours, portraits de famille et piano à queue ornent les pièces à vivre. L’atmosphère est pesante. Le bruit métronomique des pendules et les aboiements de Shaggy, la chienne attachée près de la porte arrière, résonnent, semblant découper le temps. A gauche, le salon est vide. A droite, seul un gros bouquet de roses trône sur la table de la salle à manger, rappelant la tapisserie aux teintes rougeâtres. Le rez-de-chaussée est désert.

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Crédit : BrownieCharles99, CC BY-SA 3.0 DEED, Wikimedia Commons

            Les visiteurs progressent donc jusqu’au premier étage, se dirigeant directement vers la chambre parentale. Une légère odeur de tabac froid émane des mégots Lark qui remplissent un large cendrier en cristal posé sur la télévision. Au fond de la pièce, sur le lit conjugal, au pied du mur de miroirs se trouve Ronald Joseph Defeo Sr, 43 ans. Le père de famille présente un orifice d’arme à feu au niveau du dos. Juste à côté, enfouie sous une couverture dorée comme pour se protéger de la fraîcheur automnale gît son épouse,  Louise Defeo, 42 ans. La femme serre encore dans sa main gauche le collier que son mari lui avait offert, un pendentif en forme de cœur en or jaune.

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            On se rue alors dans la chambre nord-est de l’étage. Au milieu des baskets, des jouets et des dessins, de chaque côté de la pièce, un lit, dans chacun d’entre eux, un corps. Marc Defeo, 12 ans, à la manière d’une sinistre symétrie, repose à quelques mètres de John Defeo, 9 ans, le tee-shirt détrempé de son sang. Entre les deux couchages se trouvent une paire de béquilles et un fauteuil roulant, le cadet ne pouvant plus se déplacer seul à la suite d’une blessure au foot.

            Dans la chambre suivante, celle d’Allison, une scène macabre contraste avec l’apparente gaîté et le caractère encore infantile du papier peint à fleurs et des puzzles. La jeune adolescente de 13 ans gît dans la mare froide de son propre sang, étendue. Le matelas, imbibé, dégouline sur la boiserie de son lit, jusqu’à goutter sur le moquette.

            Enfin, au dernier étage, repose sous une couverture rose le corps de Dawn, 18 ans. En face de la porte, un singe en peluche assis sur une chaise semble fixer la triste scène.

            Tout le monde se réunit au rez-de-chaussée et appelle le 911 avec le téléphone de la cuisine. La brigade des homicides du comté de Suffolk fait des constatations, gèle les scènes de crime et questionne le voisinage. Butch, aîné de la fratrie, seul survivant et témoin coopératif, est interrogé et mis sous la protection des forces de l’ordre.

            Pendant la nuit, les corps de toute la famille sont déplacés. Le cadavre de l’un des jeunes fils tombera de la bâche qui le transportait et s’écrasera sur l’allée devant la demeure, marquant irrémédiablement les esprits. Les Defeo seront finalement inhumés au cimetière Saint-Charles de New York le lundi 18 novembre suivant, le déplacement des six cercueils nécessitera plus de 35 porteurs.  Le petit Mark sera enterré avec ses béquilles.

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Crédit : Mango1630, CC BY-SA 4.0 DEED, Wikimedia Commons

Constatations médico-légales

            Les six victimes ont été retrouvées dans leur lit, en pyjama, allongées sur le ventre et sans aucun signe de lutte apparent. Deux d’entre elles ne dormaient pas au moment de leur mort et ont eu le temps de voir leur meurtrier. Selon les rapports d’autopsie, les meurtres ont eu lieu entre 2 et 4 heures du matin. Rapidement on détermine que l’arme du crime est une carabine à levier Marlin modèle 336 de calibre 35 et des munitions sont retrouvées dans la chambre de Ronald Jr. Ses déclarations le placent sur la scène de crime, sur le créneau horaire des meurtres. Des incohérences dans son discours sont soulignées, son innocence se fissure. Il finit par avouer les meurtres.

            Le déroulement de cette sordide nuit est reconstitué. Il commence par la chambre de ses parents, qu’il abat de deux balles chacun, dans le haut du corps. Il passe ensuite aux chambres des enfants qui seront tous tués d’une seule balle. Butch se tiendra debout au milieu des lits de John et Marc pour leur tirer dans le dos. Selon les constatations, on peut supposer que Mark est resté immobile, tandis que John, dont la moelle épinière a été sectionnée, s’est contracté spasmodiquement. Ensuite, l’aîné progresse vers la chambre d’Allison qu’il tue d’une balle au visage alors qu’il reste sur le seuil de sa porte. Le projectile s’enfonce dans sa joue gauche, traverse son crâne et ressort par son oreille droite. Il termine son parcours meurtrier au dernier étage en tirant sur le crâne de Dawn Defeo.

            L’enquête de la police de Suffolk conclut que l’arme n’a pas été équipée d’un silencieux et on n’a trouvé aucune trace de sédatifs. L’accusé revendique, quant à lui, avoir drogué sa famille. Selon le voisinage, la nuit du crime était orageuse, ce qui aurait, en grande partie, couvert les coups de feu.

            Après le sextuple meurtre, Butch prend une douche, s’habille et cache ses vêtements ensanglantés ainsi que son arme dans une taie d’oreiller qu’il jette dans un égout pluvial en se rendant au travail. Durant la journée, il feint d’ignorer pourquoi il ne parvient pas à joindre ses parents. On retrouvera finalement l’arme du crime dans le canal.

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Culpabilité controversée

            Ronald Defeo Jr reconnaît sa responsabilité mais affirmera par la suite avoir subi des violences policières durant ses interrogatoires. Ce n’était pas la première fois que la division des homicides du comté de Suffolk faisait face à ce genre d’accusations. De plus, des témoins rapporteront avoir constaté des ecchymoses sur l’accusé. Son avocat tente de faire supprimer ses aveux, en vain.

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Crédit : Doug Kerr, CC BY-SA 2.0 DEED, Flickr

            Il changera souvent de version au cours de sa vie, certaines étant plus convaincantes que d’autres, nous amenant à questionner sa crédibilité. Il admettra de nombreuses fois être lié au crime tout en affirmant ne pas être le seul auteur. Il avance par exemple un scénario dans lequel,  après avoir consommé de l’héroïne, Dawn l’aurait aidé à abattre leurs parents. Dans cette version, le père de famille aurait tenté d’arrêter ses bourreaux.

            Les constations faites dans la chambre parentale comme la position du corps, son poids, la trajectoire des balles ou encore une projection de sang sur la porte, corroborent cette thèse. De plus, selon les documents officiels, l’une des deux balles retrouvées dans le corps de Louise Defeo est différente des autres, par son grammage et son diamètre. Élément qui indique indiscutablement l’usage d’un calibre 38 et par conséquent, la présence d’un deuxième tireur, quel qu’il soit.

            Selon Ronald Jr, c’est sa sœur cadette qui aurait assassiné le reste de la fratrie en son absence. Suite à quoi le jeune homme l’aurait abattue. On a constaté que la rigidité cadavérique de Dawn était différente de celle des autres victimes, ce qui démontre un décès tardif par rapport aux autres membres de sa famille. Le rapport d’autopsie a révélé qu’elle avait des traces de poudre « non brûlées » sur sa chemise de nuit, ce qui pourrait aller dans le sens de son implication. Un certain nombre de rumeurs autour d’une potentielle relation incestueuse entre Ronald Jr et sa petite sœur Dawn circuleront.

            L’affaire est clivante, plusieurs éléments vont le sens d’une enquête menée à charge ou encore d’une certaine dissimulation par le crime organisé, certains membres Defeo entretenant des liens étroits avec le crime organisé, notamment la mafia new-yorkaise. Pour finir, selon le juge Thomas Stark lui-même, on n’a jamais pu établir avec certitude le mobile de l’auteur. Finalement, aucun autre suspect ne sera poursuivi pour ce crime. Officiellement, Butch DeFeo a agi par lui-même.

Une famille déchirée

            Ronald Jr naît dans une famille aisée, catholique pratiquante, d’origine italienne. Il est conçu hors mariage et verra le jour le 26 septembre 1951 mais Ronald Sr est un homme violent qui s’en prend aussi bien à son épouse qu’à ses enfants. Le frère de Louise Defeo témoignera de l’existence de violences domestiques dès les premières années. La mère de famille tentera de le quitter mais finira toujours par revenir. La famille ne cessera de s’agrandir entre 1956 et 1965, jusqu’à son déménagement de Brooklyn à Amityville durant l’été de cette même année. Cette nouvelle étape sonne comme un renouveau rempli d’espoirs pour Louise.

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Crédits : BrownieCharles99, CC BY-SA 3.0 DEED, Wikimedia Commons

            Au-delà des apparences, les tensions font rage. L’apparente aisance financière de Ronald Sr, qui fait son prestige social, il la doit en réalité à son beau-père, Michael Brigante. C’est lui qui a acquis la maison dans laquelle la famille demeure, les meubles qui l’habillent et lui aussi qui paye une grande partie des factures. Le père de Louise est un homme d’affaires très puissant, à la tête d’une concession automobile renommée, il a engagé son gendre. Cette dépendance financière génère une profonde frustration.

            Socialement, le père de famille est dépeint comme généreux, gentil et investi auprès de l’équipe de football des enfants. En parallèle, il est à plusieurs reprises présenté comme dominateur et colérique, usant et abusant de chantages et de coups. Plusieurs de ses enfants auraient rétorqué : Butch en voulant lui tirer dessus lors d’une dispute, Dawn tentant de s’en prendre physiquement à lui avec un couteau de cuisine. Ronald Sr aurait beaucoup compensé ses abus et son manque de gestion émotionnelle en gâtant ses enfants, notamment son aîné, auquel il offrira un bateau.

            À l’école, le futur meurtrier est victime de railleries et d’humiliations de la part de ses camarades en raison de son surpoids. On le surnomme notamment « pork chop » (« côtelette de porc »). À l’adolescence, Butch maigrit beaucoup en raison de sa consommation d’amphétamines et d’alcool. Ses parents l’emmèneront voir un psychiatre mais leur fils insistera sur le fait qu’il n’a pas besoin d’aide et refusera d’assister aux séances. Il finit par être expulsé du lycée pour son impulsivité et la violence dont il fait preuve, il est alors décrit comme un adolescent à problèmes. Le jeune homme enchaîne les petits boulots. Rapidement licencié pour absentéisme, il finit par travailler pour l’entreprise familiale.

            L’année du crime il s’illustre dans la délinquance en planifiant le vol de plus de 20 000$ au sein de la concession automobile. Suite à cette tentative de détournement, sa famille lui évitera des poursuites.

Expertise psychologique : un cas qui ne fait pas consensus

            Butch plaide l’aliénation mentale. Ronald Jr revendique ne pas se souvenir des meurtres et avoir été manipulé par une entité encapuchonnée qui lui aurait donné l’arme pour tuer sa famille après qu’il a entendu des voix comploter contre lui. Plus tard, il déclarera que c’était en réalité son avocat qui avait choisi cette défense contre son gré, pour rendre son histoire plus attractive.

Crédits : Naxalovka123, CC BY-SA 4.0 DEED, Wikimedia Commons

            Durant le procès qui s’ouvre le 14 octobre 75, Daniel Schwartz, psychiatre de la défense qui travaillera entre autres sur le dossier David Berkowitz, affirme que l’accusé est délirant, qu’il souffre de délires paranoïaques et névrotiques et qu’il ne peut donc pas assumer l’entière responsabilité de son crime.

            Le docteur Harold Zolan, expert de l’accusation, soutient quant à lui qu’il souffre plutôt d’un trouble de la personnalité antisociale aggravé par la consommation de drogue, qu’il était parfaitement conscient de ses actes et sait différencier le bien du mal. Il souligne le fait que l’auteur présumé ait délibérément nettoyé la scène du crime afin d’éliminer les preuves et qu’il soit méthodique et lucide.

            Le 4 décembre 1975, l’accusé est condamné à six peines consécutives d’emprisonnement allant de 25 ans à la perpétuité.

Quand un fait divers intègre la culture populaire

            L’affaire connaît un certain retentissement médiatique mais tout bascule suite à l’emménagement de la famille Lutz en décembre 75, treize mois après le crime. Ils rapporteront un certain nombre de faits paranormaux et quitteront les lieux au bout de 28 jours, soit le 14 janvier, laissant derrière eux beaucoup de leurs biens.

            Leur récit est vendu en 1977 comme témoignage, sous la forme d’un livre qui devient rapidement un best-seller, le célèbre film L’Exorciste ayant ouvert la voie en 73. L’adaptation cinématographique obtiendra le record du film indépendant le plus rentable de tous les temps. Le couple Warren sera amené à se pencher sur le cas, soutenant la thèse surnaturelle suite à une visite de la propriété et à une enquête filmée pour la télévision américaine. Un cliché du fantôme de Marc Defeo aurait été pris à cette occasion.

            On a émis de nombreuses hypothèses sur l’histoire des lieux pour tenter d’expliquer le crime mais chaque théorie sera infirmée par l’Amityville Historical Society et bon nombre des phénomènes décrits par les Lutz pourront être expliqués de façon rationnelle. Peu à peu, on prend conscience que la renommée du dossier tient davantage du canular à des fins commerciales que d’autre chose.

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Crédits : Geographicus Rare Antique Maps, PDM 1.0 DEED, Picryl

            Les Lutz changeront de nombreuses fois de version, notamment en ce qui concerne la durée de la période qu’ils ont passée à Amityville. On ne connaît l’existence d’aucune photo prise durant cette période notamment des photos de famille durant les fêtes, ils n’ont jamais appelé la police malgré tout ce qu’ils prétendent avoir subi et on ne possède aucune facture de réparation ou réclamation d’assurance qui prouverait l’existence de dégâts. Le prêtre intervenu pour bénir les lieux a été interdit d’exercer ses fonctions religieuses. Concernant la célèbre photo, elle sortira 3 ans après ladite enquête et ce alors que les Lutz étaient en pleine promotion, la pellicule originale est introuvable et la figure fantomatique qu’on y voit semble être Paul Bartz, un assistant présent cette nuit-là.

            Le livre vendu comme une biographie est en réalité un roman. William Weber, l’avocat de Ronald Jr, reconnaîtra que les événements paranormaux rapportés ont été entièrement inventés par George Lutz et lui-même. L’histoire devait être attrayante, William Weber ayant été approché pour écrire un livre avant même le début du procès de Ronald Jr. Le criminel clamera que cette histoire de fantôme n’était qu’une vaste escroquerie. Les Lutz auraient eu des motivations financières, ayant touché près de 250 000$ pour le premier livre et 160 000 $ pour le film qui en a découlé.

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Crédits : Dhirendra Singh, CC BY-NC 4.0 DEED, Printerval

            Après le départ des Lutz, la « maison du diable » changera de nombreuses fois de propriétaires sans qu’aucun ne rapporte quoi que ce soit d’anormal. Suite au battage médiatique autour de l’affaire, des hordes de touristes et de journalistes afflueront. Les nouveaux propriétaires jugeront donc nécessaire de changer l’adresse pour dérouter les curieux. Sur Google Maps la propriété est aujourd’hui encore entièrement floutée. Au fil des années, de nombreuses rénovations dont l’ajout d’une véranda à l’arrière de la maison seront menées et les célèbres « yeux » seront remplacés par des fenêtres carrées. La bâtisse coloniale appartient maintenant à un acheteur anonyme.

Crédits : Doug Kerr, CC BY-SA 2.0 DEED, Flickr

Crédits : -murdoc(Maybe trading), CC BY 2.0 DEED, Flickr

            Ronald Jr, décrit comme un détenu modèle et poli, s’est marié plusieurs fois durant sa détention. Après être resté à l’établissement correctionnel de Green Haven, il est transféré au centre pénitentiaire de Sullivan. Le criminel est emmené à l’Albany Medical Center le 2 février 2021 avant de décéder le vendredi 12 mars suivant à l’âge de 69 ans. Les autorités pénitentiaires n’ont révélé ni la raison de son hospitalisation, ni la cause de son décès. Son corps a été incinéré.

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            Cette affaire montre comment une scène de crime peut devenir l’un des dossiers dits paranormaux les plus connus au monde et inspirer le cinéma hollywoodien, comment un sextuple meurtre peut devenir un mythe, intronisant la culture populaire. On compte aujourd’hui une trentaine de films sur le sujet en à peine plus de 50 ans, mais derrière la folie médiatique et la fascination collective pour des événements fictifs, il y a la mémoire de toute une famille.

            Vous pouvez retrouver cette affaire en version intégrale avec des détails inédits et plusieurs centaines de photos d’archives sur la chaîne Youtube, SWEN TRUE CRIME.

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Lien vers le documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=Gedj8KO_XGo&t=103s

On se retrouve dans « Portraits Criminels par Swen » tous les premiers vendredis du mois pour une nouvelle affaire.

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