
Tamara Samsonova : Elle mangeait les organes de ses victimes (Baba Yaga / Granny Ripper)
Le 28 juillet 2015, les forces de l’ordre de Saint-Pétersbourg se rendent à l’étage d’un immeuble du quartier Dimitrov, après avoir découvert un tronc humain dans un sac poubelle aux alentours. On leur ouvre la porte. Dans l’appartement de la victime présumée, une femme, Tamara Samsonova. Les policiers ignorent à cet instant que la grand-mère de 68 ans qui les accueille est en réalité une tueuse en série et cannibale présumée, le corps retrouvé étant le dernier d’une longue liste.
MARI DISPARU
Tamara Mitrofanovna Samsonova vient au monde à Oujour en 1947. Plusieurs sources évoquent une enfance marquée par l’alcoolisme. Après le secondaire, elle poursuit ses études à l’Université linguistique d’État de Moscou. Une fois son diplôme obtenu dans les années 60, elle part s’installer à Saint-Pétersbourg. C’est là qu’elle croise la route de celui qui deviendra son mari, Alexei Samsonov. Le couple emménage dans un appartement situé au 4 rue Dimitrov dès 1971. Dans un premier temps, la polyglotte est recrutée par l’agence de voyage Intourist pour ses capacités de traductrice, avant de travailler au Grand Hôtel Europe pendant une période d’à peu près 16 ans. En 2000 son époux est porté disparu et personne ne retrouvera sa trace.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > TAMARA SAMSONOVA
« J’AI TOUT FAIT DANS LA CUISINE OÙ ELLE ÉTAIT ALLONGÉE »
C’est courant mars 2015 que Samsonova rencontre, par l’intermédiaire d’une connaissance commune, Valentina Nikolaevna Ulanova, une voisine de 79 ans. Les deux femmes se lient rapidement d’amitié. Quand l’appartement de Tamara doit être rénové, Valentina, qui habite dans la même résidence, accepte de la loger sur la durée des travaux. La colocation est paisible jusqu’à ce 22 juillet où Valentina, voyant que les rénovations touchent à leur fin, demande à sa voisine de retourner dans son logement. Tamara s’oppose fermement à cette requête, redoutant la solitude. Elle déclare après coup avoir alors « paniqué ».
Samsonova se rend le jour-même à Pouchkine pour se procurer des médicaments. A son retour elle prépare le plat préféré de sa colocataire pour le dîner, une salade composée de légumes bouillis, de viande et de mayonnaise. Elle y incorpore la boîte entière de de Phénazépam soit une cinquantaine de cachets réduits en poudre. « Elle l’a beaucoup aimée » confie Samsonova au sujet de sa salade Olivier.

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Dans la nuit du 22 au 23 juillet, vers 2 heures du matin, l’empoisonneuse trouve le corps de son hôte inerte sur le sol. « Je me suis réveillée après 2 heures du matin et elle était allongée par terre. J’ai donc commencé à la couper en morceaux. C’était difficile pour moi de la porter à la salle de bain, elle était grosse et lourde. J’ai tout fait dans la cuisine où elle était allongée ». La vieille dame est alors inconsciente, mais toujours vivante. La Saint-Pétersbourgeoise fait bouillir les mains et la tête à l’aide d’une marmite dans la cuisine de la victime, avant d’envelopper les parties du corps dans des sacs poubelle pour les disperser aux alentours. Cette nuit-là Samsonova fait des allers-retours entre son appartement et l’extérieur pendant deux heures pour se débarrasser de la dépouille.
UNE DÉCOUVERTE CAUCHEMARDESQUE
Le lendemain, une travailleuse sociale signale la disparition de Valentina Ulanova après que Tamara Samsonova ait refusé de la laisser entrer dans l’appartement qu’elles partageaient. Ce n’est que le 26 juillet que les sacs seront découverts autour de la résidence. Les forces de l’ordre mettent la main sur un torse et des bras humains. La tête, quant à elle, reste introuvable. On craint qu’elle n’ait été jetée dans une benne à ordures.

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Le jour suivant, on identifie la victime. Le rapprochement avec Tamara Samsonova est rapide d’autant que l’enregistrement des caméras de surveillance de l’immeuble est sans équivoque. On y voit distinctement la suspecte, les cheveux recouverts d’un foulard, emmitouflée dans un imper, en train de déplacer les parties du corps. Son implication dans le meurtre et le démembrement ne fait plus aucun doute. Samsonova est mise en examen, mettant ainsi fin à un parcours criminel d’une vingtaine d’années.
INVESTIGATION ET AUTRES MEURTRES
La perquisition permet de mettre en évidence plusieurs traces de sang. On trouve également la scie et les couteaux ayant servi au démembrement. Parmi les livres ésotériques, un journal. Au milieu des poèmes et des remarques sur le quotidien telles que « Je me suis réveillée à 5 heures du matin » ou « J’ai bu du café », on peut lire des aveux détaillés en allemand, en anglais et en russe. La sexagénaire y confesse agir en toute impunité depuis 1995 et avoir fait entre onze et quatorze victimes. Un travail de comparaison entre les écrits de Samsonova et certains cas de disparitions irrésolues est entrepris.
Elle décrit le meurtre de son mari, poignardé pendant son sommeil. Habitant seule après cela et ayant besoin d’argent, Samsonova commence à louer la seconde chambre de son T2. Elle évoque alors plusieurs locataires au début des années 2000. « Je savais très bien qu’ils ne restaient pas très longtemps, un mois, peut-être deux. Pas plus » se rappelle Marina Krivenko, une voisine de palier. A chaque fois, Samsonova démembre les victimes avant de disperser les morceaux de corps à l’aide de sacs poubelle, dans l’objectif qu’ils soient ramassés par les éboueurs. Les constatations vont dans le sens de son témoignage : un tronc humain avait été retrouvé douze ans plus tôt dans cette même rue, la découpe correspondant à celle de la dépouille de Valentina Ulanova. Lors de la perquisition à son domicile, on découvre des effets personnels ensanglantés de plusieurs victimes présumées.
Dans son journal, Tamara Samsonova se confie sur ses penchants anthropophages en confessant avoir cuit des parties de corps de la majorité de ses victimes avant de les consommer. Elle indique également apprécier particulièrement les poumons. Le Comité d’enquête de la fédération de Russie confirme que les organes internes manquent sur les corps retrouvés. Le nombre exact de ses victimes reste incertain mais pourrait s’étendre jusqu’à une petite quinzaine de personnes.

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HÉRITIÈRE DE CHIKATILO
Celle que la presse internationale surnomme « the Granny Ripper » ou encore « Baba Yaga » (ogresse cruelle et maigre qui mange les enfants dans les contes slaves) vouait une certaine fascination à Andreï Chikatilo. Aussi connu sous le nom du Monstre de Rostov, on lui attribue pas moins d’une cinquantaine de meurtres. Il a marqué les esprits par la violence de ses crimes, torturant et mutilant ses victimes avec des pratiques comme l’énucléation (arrachement des globes oculaires), avant de consommer certaines parties de leur corps comme la poitrine. Le célèbre tueur en série cannibale est arrêté en novembre 1990 et est condamné à mort. Chikatilo aurait habité le même immeuble de Samsonova quelques années plus tôt.
L’accusée finit par expliquer son passage à l’acte en disant avoir redouté de se retrouver seule et s’être sentie rejetée par son amie. Les résultats des expertises psychiatriques tombent, elle est déclarée dangereuse pour elle et pour autrui. On lui diagnostique une forme de schizophrénie.
UN JUGEMENT AUX ALLURES THÉÂTRALES
Quand l’accusée passe devant le tribunal du district de Frunze, elle apparaît en col roulé rouge, amusée et se mettant en scène. Elle applaudit, rit et envoie des baisers aux journalistes qui couvrent l’évènement. Lorsque le juge Roman Chebotaryov lui demande de s’adresser au tribunal, elle répond : « C’est étouffant ici, puis-je sortir ? ». « Je me préparais à cette action en justice depuis des dizaines d’années. Tout a été fait délibérément », conclut-elle.
Reconnue coupable mais malade, elle est placée à l’hôpital pénitentiaire psychiatrique de haute sécurité de Kazan dès le mois de décembre 2015. Aujourd’hui âgée de 77 ans, Tamara Samsonova s’y trouverait toujours.

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On se retrouve dans « Portraits Criminels par Swen » tous les premiers vendredis du mois pour une nouvelle affaire. En attendant, vous pouvez accéder à différents dossiers criminels, sous la forme de vidéos documentaires, sur la chaîne Youtube : Swen True Crime.
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Après avoir lu ce livre, il est sidérant de penser qu’une chose aussi sombre et troublante a pu se dérouler là où personne ne s’y attendait. La découverte d’un torse dans un sac donne le ton et révèle à quel point cette histoire est choquante. Le fait que cette femme soit une grand-mère apparemment innocente rend le tout encore plus terrifiant. Difficile d’imaginer ce qui s’est passé en coulisses, surtout quand on sait que la disparition de son mari s’inscrit dans le contexte plus large. Cela nous fait vraiment réfléchir à la vie cachée que certaines personnes peuvent mener. Un récit absolument époustouflant et inoubliable.
Un récit glaçant et fascinant à la fois… L’histoire de Tamara Samsonova est effrayante et montre jusqu’où certaines personnes peuvent aller. Entre son passé discret et les crimes horribles qu’elle aurait commis, c’est difficile à croire. C’est intéressant de connaître le contexte de sa vie, mais les détails restent vraiment macabres. Une affaire qui marque et qui laisse réfléchir sur la psychologie criminelle.
Terrifiant et fascinant à la fois ! Cet article offre un récit détaillé et captivant sur la vie et les crimes de Tamara Samsonova. La façon dont l’auteur décrit ses actes et son histoire personnelle permet de mieux comprendre le profil complexe de cette criminelle. Bien que macabre, le portrait criminel est extrêmement bien documenté et donne un aperçu saisissant de l’impact psychologique et social de tels crimes. Une lecture qui choque et captive à la fois.
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