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Sellig : Interview Exclusive  

Oct 25, 2022 | ACTUALITES, Interview, Luxembourg, Michel Fouarge, Photographes, PORTRAITS | 0 commentaires

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Sellig : Interview d’un sacré (bon)homme par Michel Fouarge avec des révélations Exclusives

C’est dans la magnifique salle de spectacle du Casino 2000 à Mondorf « Le Chapito », ce vendredi 21 octobre 2022 que j’ai eu la chance de pouvoir passer un peu de temps en compagnie de l’humoriste : SELLIG, de son vrai nom Gilles MAGNARD. J’ai rencontré un homme humble, profondément humaniste. L’Artiste s’est confié lors d’une interview exclusive. Je tenais à l’en remercier grandement. Un grand merci aussi au Casino de Mondorf ainsi qu’à toute son équipe.

Sellig : Interview
Sellig : Interview

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Sellig, c’est :

Déjà 30 ans de carrière, des sketchs visionnés plus de 30 millions de fois sur Internet, des centaines de milliers de spectateurs à travers toute la France, le Théâtre du Grand Gymnase à Paris, complet 5 soirs, la retransmission de son spectacle en direct des Folies Bergère sur Rire et Chansons, 21 mois consécutifs au Théâtre de Dix Heures, 5 DVD enregistrés à Bobino, au Bataclan et à la Bourse du Travail, 4 Olympia à guichet fermé. Mais aussi 5 romans aux éditions Rivière Blanche ( Des clones et des Koumlaks - Pour une poignée de Koumlaks », livre préfacé par Bernard Werber, auteur des Fourmis. - L’opération R8 - Quand le chat est là, les souris dansent. -Chasseurs d’orthographes). Et 8 Dvds.

Ses personnages sont d’authentiques français moyens confrontés aux épreuves de la vie quotidienne (mariage, déménagement, retard au travail, courses chez Ikéa…) et font de Sellig un vrai comique populaire dans le sens noble du terme. Ses personnages principaux récurrents dans ses sketchs sont : Sellig, entouré de sa sœur bodybuildeuse testostéronée impulsive à la gifle facile basique et radine une « Fhomme ». Son beau-frère Bernard, employé à l’EDF qui aime juste se laisser vivre pénard et leur fils, Jürgen 13 ans, incontrôlable, sans aucune limite ni jugement, qui aime éplucher les rats avec un économe et enfin Pupuce leur chienne, créé génétiquement lors d’une expérience ratée dans la cave une « Chiache » mi-chien mi-vache à l’appétit féroce qui digère absolument tout.   

Sellig : Interview Affiche

Sellig, (son prénom Gilles écrit à l’envers) de son vrai nom Gilles MAGNARD, est né le 29 juin 1969 à Lyon. Fils unique, il grandit dans la ville de Lyon où il traverse une enfance et une adolescence difficile. Il fait des études professionnelles au lycée professionnel Rabelais pour y apprendre un métier : cuisinier. Il passe et réussit un CAP et un BEP en cuisine et commence en 1989 en tant que cuisinier dans les bouchons lyonnais. Puis 2 ans plus tard il deviendra second de cuisine à Lyon. Il fait ses débuts sur les planches avec l’association « La rencontre des arts », association qui propose aux jeunes talents de présenter un sketch. Il cumule le métier de cuisinier et celui d’humoriste pendant quelques années. Après 12 ans de fourneaux, il décide de changer du tout au tout et s’oriente vers le métier d’humoriste. Il se lance grâce à l’émission Graines de Star qu’il gagne 2 fois, émission où Anne Roumanoff le repère et lui propose de le produire pendant trois ans. Sa carrière sur scène commence alors en 1992, avec son premier spectacle qu’il intitule Sellig épisode 1 avec des sketchs de la vie quotidienne auxquels on peut s’identifier. Il s’inspire principalement de son vécu et des situations de la vie de tous les jours pour écrire ses sketchs. Il restera pendant 2 ans à l’affiche du Théâtre de dix heures à Paris. En 2005 il débute parallèlement le métier de chroniqueur dans l’émission Douce France de Christine Bravo. Cette même année, il obtient l’un des cinq rôles principaux dans le film de Bernard Werber Nos amis les terriens.

Sellig : Interview

En plus de l’écriture de ses romans et de ses spectacles, il participe en 2011 à l’écriture du spectacle d’Yves Lecoq et en 2018 à celui de Roland Magdane. Depuis les années 2000, la radio Rire et Chansons diffuse 7 à 10 de ses sketchs chaque jour. Sellig est produit depuis 2008 par Audrey Guilhaume Production et est en tournée dans toute la France, en Belgique et au Luxembourg avec son dernier spectacle « Épisode 5 », faisant plus de 100 spectacles par an !

Sellig : Interview

Dans ses spectacles, il incarne des héros simples qui vivent des situations de la vie quotidienne.  Selon Le Parisien, Sellig a un « certain charisme, des mimiques et des expressions bien à lui ». Il ne donne pas dans l’humour noir mais dans un monde où tout le monde peut se reconnaître. Sa galerie de portraits sort tout droit de notre quotidien ». Sellig One man show, il présente ses spectacles comme une succession « d’épisodes ».

Le Parisien dit de lui  « Ce gai luron coiffé à la Tintin revient avec sa galerie de personnages quotidiens, dans des tranches de vie époustouflantes de justesse et de drôlerie. Sellig déclenche fou rire sur fou rire, avec des textes ciselés et un jeu de scène parfaitement maîtrisé. Une énergie folle, un humour percutant, un charisme étonnant ».

Sellig : Interview

Sources : Sellig.com – Wikipédia –Youhumour – Youtube – Rire et chansons – Le Parisien - Michel Fouarge.

Silleg Vidéo

Site Officiel : http://www.sellig.com/

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Sellig, L’Interview Exclusive pour info-lux !

1-Cuisinier, humoriste, chroniqueur, acteur, écrivain, présentateur, professeur de cours de café-théâtre, …. Y a-t-il un de ces métiers qui vous attire plus que les autres ?

Sellig : Oui, finalement le dénominateur commun, c’est comédien. Je reviens toujours à la scène et aux gens. C’est ce que je ferai jusqu’au bout et en dernier. Mon truc, c’est de raconter des histoires.

2-Quelle casquette vous manque encore selon vos envies ?

Sellig : Alors ça c’est une bonne question. Alors il y a les vraies envies et les fausses envies en fait. J’ai eu envie d’être et je me suis rendu compte avec les années que je ne me considérais pas comme un acteur à part entière. Bien que j’aie endossé ce rôle déjà plusieurs fois dans différents films. Puis persuadé que c’était cela l’envie, les années passent et je m’aperçois que l’envie qui reste est d’endosser la casquette de scénariste ! Une websérie sortira en Novembre 2022 que j’ai écrite moi-même, qui racontera les histoires d’un détective lyonnais qui s’appelle « Paul Moulinet », bloqué entre les années 80 et aujourd’hui avec toute la technologie. Le détective râleur et blasé. Qui enquête sur les affaires dirons-nous courantes du quotidien d’une petite ville. Un homme de 50 ans coincé entre tout ce que l’on pouvait faire et ce que l’on ne peut plus faire et comment faire pour être. On est là dans l’introspection, le vécu des belles années et le très compliqué de notre époque, la réalité, le but de la vie. Alors oui, je dirais pour répondre à la question : scénariste, mais je n’abandonnerai jamais la scène qui restera toujours le sommet de la pyramide.

3-Un autre que vous auriez aimé pouvoir exercer ? Psychanalyste ?

Sellig : (rires). Alors au risque de vous surprendre, ce serait programmateur. J’étais à l’Eldorado de l’informatique. J’ai vécu la micro-informatique, avec des modèles mythiques. J’avais les premiers « Sinclair » ou encore le « Texas instrument ». Féru d’informatique donc, mais aussi en électronique, mais comme je suis daltonien, je n’ai pas pu le faire à cause de ces satanées diodes et des résistances de couleurs. Ne pouvant pas les reconnaître, j’ai été contrai de renoncer à cette voie. Savoir « parler aux machines », maîtriser ce pouvoir. 

4-Vous écrivez vous-même vos sketchs, avez-vous d’autres collaborateurs ?  D’où vous viennent vos inspirations ?

Sellig : Je n’ai pas de collaborateurs, j’écris moi-même tous mes textes, livres et sketchs depuis le début. Mon inspiration est tout simplement ma propre vie, mes propres expériences de vie quotidienne que j’étire lors de mes sketchs au maximum pour aller jusqu’à l’absurde. J’oscille en permanence entre le réel et l’irréel.  C’est ça ma technique d’écriture. Aller à l’extrême oui, mais dès que je suis trop loin, je reviens dans le réel afin de ne pas se perdre. Malgré une dimension que je qualifierai de bande dessinée - cartoon.

5- Les humoristes contemporains sont de plus en plus censurés et doivent rester dans le « politiquement correct ». Vous retenez-vous d’écrire sur certains sujets de peur de poursuites ou représailles ou encore de choquer ? Peut-on rire de tout ?

Sellig : Alors, moi j’ai eu une chance incroyable, car depuis 30 ans, je n’ai jamais abordé de sujets polémiques. Jamais. D’abord parce que c’était une volonté que j’avais et que mon grand-père m’a apprise depuis mon plus jeune âge !  Me nourrissant de Louis de Funès, Bourvil. Tous ces grands comme Fernand Raynaud. Jamais vulgaire, ne pas descendre en dessous de la ceinture, ni politique ni rien. Faire du divertissement pur. Mon Grand-père m’a appris à voir le drôle dans la situation sans que ce ne soit au dépens de quelqu’un, ni se moquer de la personne. Finalement les années passent, la censure augmente et elle s’est insidieusement auto-créée dans le monde. Mais moi avec le genre d’humour que je fais, je n’ai pas eu ce genre de problème qu’ont eu certains de mes collègues. Mais je dirai aussi que je suis conscient comme je le dis dans mon sketch, je suis un peu l’homme à abattre, ayant la cinquantaine, blanc, privilégié, hétérosexuel, catholique, je deviens quelque part une minorité. Baffie a dit très justement que le terrain de jeu de l’humour est en train de se rétrécir drastiquement.

6-Quels sont les humoristes qui vous ont donné envie de faire ce métier ? Comme Guy Bedos, Albert Dupontel, Raymond Devos, Pierre Desproges, Dieudonné, Thierry Le Luron et bien d’autres encore ?

Au tout début, j’adorais déjà le rire à travers les films avec les acteurs comme Louis de Funès, Bourvil et les autres, mais vraiment le premier qui m’a donné envie de raconter des sketchs, je dirais donné l’étincelle de vouloir faire rire et en faire mon métier, c’est Roland Magdane. Que j’ai d’ailleurs rencontré et qui est devenu un ami maintenant. À l’époque, étant encore trop jeune, je ne comprenais pas encore Coluche, j’ai pu intégrer son humour par la suite.

7-Les critiques vous qualifient de « vrai comique populaire », êtes-vous d’accord avec cet adjectif ? Ou diriez-vous « oui, mais pas que… » ?

Sellig : Non, je suis d’accord. Je suis populaire. Populaire dans ma façon de parler, dans ma façon de m’habiller, dans ma façon de raconter des histoires. Populaire dans les tarifs que pratique ma productrice. Je ne peux pas être et rester populaire dans des tarifs à 45 euros ou plus ! Nous nous battons pour ne pas dépasser les 40 euros. Populaire dans la façon de vivre, de parler avec les gens, se faire plaisir sans se ruiner. Je me veux proche des gens sans volonté de revendiquer une supériorité qu’elle soit intellectuelle ou autre par rapport aux autres. Populaire oui, cela me va bien.

8-Vous avez joué dans la série H avec Ramzy Bedia, Jamel Debbouze, et Éric Judor, saison 3 épisode 6 le mini rôle d’un éboueur. Sur Netflix actuellement (une histoire d’assurance-vie). Comment êtes-vous arrivé jusque sur le plateau pour jouer dans cette série ? Quelle ambiance y avait-il ?

Sellig : C’est grâce à Jamel Debbouzze. On était au festival du film de comédie à l’Alpe d’Huez. C’était le toute première saison, il y avait « Rire et chansons », plein de comiques dont toute l’équipe de la série « H ».  Je devais faire un sketch pendant le repas au restaurant, je vois arriver Jamel et je panique un peu, c’était déjà la méga star. Personne ne m’écoute vraiment, les gens trop occupés à leur repas et Jamel se lève et il monte sur scène et il prend le micro en disant « Cela ne vous dérange pas de manger pendant que Sellig fait son sketch ? ». Donc là, tout le monde écoute, attentifs. Jamel s’assoit devant la scène et me demande de refaire mon sketch. Ensuite il m’emmène à sa table et me propose de venir jouer dans un épisode de sa série « H » en me disant encore « on t’appelle lundi ». Je me suis dit qu’ils ne vont jamais me contacter et si que je vais avoir un rôle de 10 secondes quoi. Et puis finalement non seulement ils m’ont contacté lundi et j’ai eu un épisode entier ! Jamel, ce n’est pas une légende pour rien. Il fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait, il m’a aidé en parlant de moi à gauche et à droite. Il reconnaît le travail des autres et quand il peut, il aide. Un grand bonhomme et un magnifique souvenir. L’altruisme dans ce qu’il y a de plus franc et de généreux.

9-Vous avez joué dans un film, Nos amis les terriens de Bernard Werber avec entre autres Pierre Arditi. Quel souvenir en gardez-vous ?

Sellig : Alors Pierre Arditi, on ne l’a pas vu, c’était la voix off. J’en garde un très très bon et à la fois très difficile souvenir. Tournage difficile, Claude Lelouch très bons conseils. C’était mon premier film, un film compliqué, ce n’est pas une comédie. Et surtout parce que et ça, peut de personnes le savent, parce qu’au dernier moment, Claude Lelouch qui produisait le film décide de me changer de rôle !? Il me fait faire le méchant (Félix). Inutile de te dire que je suis en panique totale, car l’antithèse de moi, violent et aigri. Mélanie Thierry me fait passer l’audition, je travaille cela et ça se passe bien. Mais très belle expérience.

10- Vous avez aussi joué dans un épisode de la série « C’est la crise » aux côtés de Anne Roumanoff. Avez-vous eu d’autres propositions dans le cinéma ? Pourquoi ?

Sellig : Oui un petit rôle. Je n’ai pas couru après d’autres rôles ensuite. Je n’en ai pas fait, mais je n’en ai pas demandé non plus. Ce n’est pas que cela ne m’intéressait pas, je suivais juste mon chemin d’humoriste. J’ai eu une très belle proposition de François Ozon pour jouer dans son remake de « Madame Hyde » avec José Garcia. Ils ont fini par prendre l’acteur Romain Duris à ma place dans le film. Avec Isabelle Huppert réalisé par Serge Bozon. Et je comprends tout à fait leur choix final. Mais pour la petite histoire, ils m’ont donné le compliment d’avoir pensé sérieusement à moi dans un rôle populaire dans le sens noble du terme et de me dire que j’incarnais la quintessence de la province noble du populaire pour incarner le rôle du directeur d’un lycée professionnel de province. Et rien n’est fini, j’étudierai avec plaisir d’autres propositions. La reine d’Angleterre avait dit une phrase qui m’a marquée et très juste. Elle avait dit « Si les choses ne viennent pas naturellement, ne courez pas après… ».  

11-Vos sketchs sont délirants, très observateurs et caricaturaux de gens lambdas, toute classe confondue. Comment faites-vous pour écrire ? Vous partez d’une idée et vous construisez l’histoire autour ? Ou vous laissez l’absurde contrôlé vous guider en free-style ?

Selli : C’est mon secret de fabrication ça (rires). Je pars d’une idée. Ensuite il faut l’histoire, pas forcément drôle. Ensuite il faut se rendre compte si on a assez de matière ou pas pour ne faire un sketch. Peut-être que l’idée est bonne pour faire une histoire dans l’histoire. Une fois que j’ai l’histoire autour de mon idée et que j’ai suffisamment de matière, là je commence à greffer des gags sur mon histoire. Et c’est donc comme cela que je construis un sketch.  Enfin, quand on a tout cela il faut finaliser et puncher et c’est peut-être là le plus dur. Il faut à ce stade puncher donc réduire, réduire et réduire encore pour ne garder que la quintessence même de l’histoire, de la blague, sans longs blablas. On n’a pas le choix, c’est un rire toutes les 7 secondes, sinon ce n’est pas bon.

12-Vous faites partie des 100 meilleurs humoristes français, votre Nom est une marque, comment se passent vos journées Lambda ?

Sellig : J’ai le doute en permanence depuis toujours. De ce que je fais, si cela va marcher, une remise en question presque perpétuelle. Mes journées commencent tôt le matin, car le cerveau travaille mieux le matin. L’après-midi un petit coup de fatigue, je me repose un peu. Milieu d’après-midi, laps de temps toujours un peu étrange pour moi où j’émerge et je retravaille beaucoup en fin d’après-midi pour ensuite pouvoir avoir ma vie de famille en soirée avec tout ce que cela comporte, la vie classique.

13-Il y a l’humoriste, sa carrière, mais l’homme derrière tout ça ? Que pouvez me dire de lui ? Fait-il à part entière partie de Sellig ou se cache-t-il derrière lui pour différentes raisons ?  Diriez-vous plutôt différenciation, union ou compensation ?

Sellig : On va répondre en deux temps. Sur la grosse moitié de ma carrière, voir les trois-quarts je me suis en effet caché derrière Sellig. On est dans un mini noyau schizophrénique comme dirait ma psy. Et depuis une petite dizaine d’année, il est vrai et justement noté, que c’est Gilles qui a pris le dessus sur Sellig. Je suis moi-même. Beaucoup plus moi que je ne l’étais à quarante ans. Avant, on parlait plus à Sellig qu’à Gilles Magnard.

14-Si vous pouviez vous poser une question, laquelle serait elle et quelle serait votre réponse ?

Sellig : « Pourquoi vous faites rire les gens ? ». C’est vrai qu’on ne me pose jamais cette question, pourtant si primordiale quelque part. Et je réponds : « Pour les faire sourire ».

Photos de Sellig

Images, interview de Sellig par Michel Fouarge en exclusivité pour Info-Lux.

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