
Wayne Williams : bouc émissaire ou tueur en série ?
Ce 22 mai 1981, des policiers en service de nuit, près d’un pont surplombant la rivière Chattahoochee arrêtent une voiture pour en interroger le conducteur, suspecté d’avoir jeté quelque chose dans l’eau. Celui qui est ébloui par le rayonnement aveuglant de la lampe torche, caché derrière la monture argentée de ses lunettes, c’est Wayne B. Williams, un jeune photographe afro-américain de 22 ans, bientôt connu de tous. Rétrospective d’une enquête qui a marqué les esprits. Celle du supposé tueur d’enfants qui a terrifié Atlanta, au début des 80’s et qui interroge toujours, quarante ans après.
UNE VILLE EN DEUIL
Au cours de l’été 1979, la capitale de la Géorgie est touchée par une vague de meurtres notamment dans les quartiers défavorisés où la communauté noire est très présente. Le 28 juillet, c’est le corps d’Alfred Evans, 14 ans, qui est retrouvé sur Niksey Lake Road, au sud-ouest de la ville. Il est décédé d’asphyxie et avait disparu trois jours plus tôt. Près de lui repose Edward Hope Smith, 13 ans, abattu avec un 22 long rifle. Il était porté disparu depuis le 21 alors qu’ il n’était pas rentré de la patinoire où il avait passé un moment avec sa petite amie. Ces deux homicides marquent le commencement d’une liste qui ne cesse de s’allonger jusqu’à l’été 1981. On découvre entre autres, le 27 avril,
le corps de Jimmy Payn, 21 ans, mort d’asphyxie. On l’avait jeté dans la rivière Chattahoochee.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
En réalité c’est plus d’une trentaine de victimes qu’on dénombre au cours de ces deux années. Un profil précis revient presque systématiquement : des enfants ou des adolescents afro-américains, souvent des garçons, tués par asphyxie et issus de la même zone géographique, en somme des quartiers pauvres de la ville. Concernant les victimes majeures on sait qu’elles avaient toutes une petite stature ce qui a pu, au premier abord, tromper le meurtrier.
Les forces de l’ordre nient alors l’existence d’un tueur en série à Atlanta. En réaction, la révolte des familles se fait entendre. La communauté afro-américaine dénonce l’indifférence généralisée qui discrimine tout un pan de la société et condamne les jeunes victimes à l’oubli.
PROFILAGE
Face à la gravité de la situation, les autorités municipales finissent par instaurer un couvre-feu dans toute la ville pour les habitants de moins de 17 ans, de 19 heures à 6 heures du matin. Plus de deux douzaines d’agents sont mis sur l’affaire à plein temps et le FBI est saisi. Des agents fédéraux rejoignent donc les forces de l’ordre locales et leur unité des sciences du comportement envoie un expert sur place.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
Le célèbre profiler John Douglas dresse le profil de celui que tout le monde recherche. L’auteur présumé est un homme afro-américain, qui doit avoir accès à ces enfants sans susciter de suspicion. Il est donc intégré la communauté noire d’Atlanta. Doté d’une intelligence moyenne ou supérieure, il s’exprime clairement, et se présente probablement comme une figure d’autorité. Enfin, il suit très certainement de près la couverture médiatique des meurtres et aurait probablement changé fréquemment d’emploi ou serait à son compte.
LE « TUEUR D’ATLANTA » ?
Dans l’espoir de tomber sur le tueur et de l’identifier, la police met en place un système de surveillance nocturne des ponts autour de la ville. Après quatre semaines de dispositif, le 21 mai 1981 au soir, une équipe d’agents est en service au niveau de James Jackson Parkway, pont qui enjambe la rivière Chattahoochee, lieu de découverte d’un certain nombre de victimes. Un « splash » sourd retentit dans le silence de la nuit. Quelque chose vient d’être jeté dans l’eau.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
Quelques minutes plus tard, vers 2h50 du matin, l’un des agents voit les phares d’une voiture s’approcher, sciant l’obscurité. On fait stopper le véhicule, une Chevrolet blanche de 1970. Au volant :un jeune homme de 23 ans qui déclare s’appeler Wayne Bertram Williams. Ambitieux, rêvant de se faire un nom en tant que dénicheur de talents et producteur de musique pop, il gagne sa vie en travaillant comme photographe indépendant et reporter pour la télé. Peu enclin au respect de la déontologie mais investi, il a toujours de bons clichés, qu’il revend ensuite, grâce à une radio de police qui lui sert à obtenir des informations exclusives pour se rendre sur les lieux de différents accidents ou incendies, avant ses concurrents et parfois même avant les forces de l’ordre.
Dès qu’il est interpellé, le jeune Atlantan demande si c’est au sujet des enfants. Sur le siège passager, une paire de gants épais et une corde de plus de 60 cm. Ces éléments ne sont pas sans rappeler aux policiers les marques de strangulation et de ligature sur les corps retrouvés. Deux jours plus tard, le 24 mai, au même endroit, on découvre la dépouille nue de Nathaniel Cater, un travailleur du sexe de 27 ans. Il avait disparu depuis quatre jours. Le médecin légiste a déterminé que le corps était dans la rivière depuis 36 à 48 heures au maximum et que la victime avait succombé à une asphyxie. Un témoin raconte que dans les jours qui ont suivi, Wayne et son père auraient fait un grand nettoyage de leur maison et se seraient débarrassés d’un certain nombre d’objets, notamment en brûlant des négatifs et des tirages photo.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
Interrogé quant à sa présence sur le pont ce jour-là et à une heure aussi tardive, Williams répond qu’il était en repérage pour vérifier l’adresse d’une chanteuse qu’il devait interviewer le lendemain matin. Il s’avère rapidement que son alibi est inventé, le numéro de téléphone, l’adresse et même l’artiste étant totalement fictifs. Le suspect donnera, au fil du temps, pas moins de sept versions différentes de cette nuit-là. Aucune ne pourra être confirmée ou jugée crédible, la principale intéressée étant introuvable. Peu à peu, son récit s’effrite. Début juin, il tient une conférence de presse devant son domicile dans le but de proclamer son innocence alors qu’il est placé sous surveillance policière. Il passe des tests polygraphiques, auxquels il échoue.
DES ÉLÉMENTS ACCABLANTS MAIS CONTROVERSÉS
Une analyse à lumière polarisée a indiqué que les fibres trouvées sur le corps de Cater avaient la même structure que celles qu’on avait recueillies sur d’autres victimes. Une étude complémentaire au microscope a permis d’établir qu’elles provenaient de la même source, ce qui lie plusieurs des meurtres entre eux et implique un seul et même auteur. Au total, c’est pas moins de vingt-huit types de matériaux fibreux qui ont pu être identifiés et associés au principal suspect dans cette affaire. On a par exemple trouvé des correspondances avec un couvre-lit, des couvertures, la moquette du domicile familial, l’intérieur des véhicules des Williams, ou encore des poils de leur chien, Sheba.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
Néanmoins, une controverse a émergé quand on a commencé à affirmer que ces fibres pouvaient aisément être relevées dans de nombreuses habitations, à cette période, dans la région d’Atlanta. Mais s’il est théoriquement envisageable de tomber sur ces matériaux ailleurs que chez les Williams, la combinaison de toutes ces fibres ne peut provenir que d’un environnement unique. En parallèle, des collègues de l’accusé rapportent avoir vu ce dernier, à plusieurs reprises, avec des marques de griffures sur le visage, les bras et les poignets.
Les doutes de certains concernant la culpabilité du suspect ont été renforcés quand il a été démontré que Williams ne pouvait pas avoir accès à son véhicule au moment de plusieurs crimes, son père ayant amené l’automobile au garage pour la faire réparer sur cette même période. Les opinions de la communauté scientifique divergent également sur la cause de la mort de certaines victimes ou encore sur le caractère « hautement improbable » que le corps de Cater ait été jeté du pont James Jackson Parkway, compte tenu de l’endroit où on l’a retrouvé.
Williams est tout de même arrêté le 21 juin 1981 pour les meurtres de Nathaniel Cater et de Jimmy Ray Payne. « Je n’ai pas peur pour ma vie, je mets ma foi en Dieu et crois que c’est le mieux que n’importe qui puisse faire » déclare celui qui correspond au profil établi par le profiler.
CAS D’ÉTUDE POUR LE FBI
Williams est un enfant tardif, fils unique, né de parents plutôt âgés, tous deux professeurs de carrière. Il grandit dans le quartier de Dixie Hills, au 1817 Penelope Rd, où il restera jusqu’à son arrestation. Enfant, il n’est pas le plus intégré mais, contrairement à la majorité des meurtriers multitrécidivistes, on ne lui connaît aucune expérience traumatique, aucun abus, aucune consommation d’une quelconque substance et aucun diagnostic psychiatrique réduisant sa responsabilité pénale. Ses professeurs décrivent un élève brillant, respectueux et calme qui obtiendra son diplôme du secondaire avec mention. Il s’inscrit à la Georgia State University mais abandonne moins de deux ans après.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
En outre, le jeune photographe est décrit comme un homme dynamique, ambitieux, déterminé et doté d’une personnalité entreprenante. Mais le docteur Bayless, psychologue qui s’est entretenu avec lui au cours de l’instruction, parle d’un « enfant pourri gâté » avec une très forte tendance au mensonge. On sait notamment qu’il a été arrêté courant 1976 pour « usurpation d’identité d’un agent de police » après s’être fait passer pour un agent, étant allé jusqu’à se procurer un badge et avoir équipé sa voiture d’un gyrophare. Il se serait également inventé une carrière de pilote, profession que ses problèmes ophtalmologiques rendent inexerçable. Comme beaucoup de tueurs en série, il peut être très éloquent, donner l’impression d’avoir une certaine expertise dans des domaines dont il ignore tout et a soif de notoriété.
C’est un homme narcissique, dans la maîtrise de son image et enfermé dans un mode de pensée égocentrique qui est dépeint. Bayless évoque sa condescendance envers ceux qu’il perçoit comme inférieurs. Durant le procès, les témoignages attestant de ses conduites méprisantes envers les enfants afro-américains issus de milieux défavorisés qu’il pouvait côtoyer, se multiplient. Le psychologue évoque une exigence exacerbée doublée d’une certaine irritabilité voire d’une dimension colérique et dominatrice face à la frustration.
John Douglas émet l’hypothèse que le meurtre ait un rôle de palliatif face aux non-réalisations de sa vie, lui inférant un sentiment de contrôle. On suppose également l’existence d’une motivation sexuelle.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
LA CONDAMNATION TANT ATTENDUE
Le procès débute le 6 janvier 1982. Les huit jurés afro-américains et les quatre caucasiens ont été sélectionnés avec attention. Les témoins se succèdent : un jeune garçon de 15 ans vient déclarer à la barre que Williams lui aurait offert de l’argent pour caresser ses parties génitales. Une douzaine de témoins oculaires rapportent avoir aperçu Williams avec plusieurs des victimes avant leur disparition. A l’inverse, quatre autres affirment avoir vu Cater après la nuit du 21 au 22 mai 1981, remettant ainsi en cause la culpabilité de W.Williams pour ce meurtre. L’accusé desservira sa propre cause, se montrant très agité et colérique face aux magistrats.
Le 27 février 1982, suite à 12 heures de délibération, Williams est reconnu coupable des meurtres de Cater et Payne et est condamné à la réclusion à perpétuité. Après son incarcération, d’autres jeunes hommes afro-américains seront tués dans la région, mais les victimes d’asphyxie correspondant au profil, représentent une grande minorité et on n’a plus retrouvé de fibres similaires à celles qui avaient servi à identifier Williams.
« J’ÉTAIS PROBABLEMENT MON PIRE ENNEMI » : UN DOSSIER QUI NE FAIT PAS CONSENSUS
On attribue au condamné vingt-trois homicides commis entre 1979 et 1981, même s’il n’a été inculpé pour aucun des meurtres d’enfants, en raison de l’insuffisance de preuves. Sa responsabilité et la condamnation de Williams seront, cependant, contestées au fil des années. De nombreux membres de la communauté afro-américaine d’Atlanta ainsi que des parents de victimes ne croient pas en sa culpabilité. Les partisans de Wayne Williams soutiennent qu’il n’a été qu’un bouc émissaire pour les autorités qui subissaient une pression intense vis-à-vis de la résolution des meurtres d’enfants.
John Douglas lui-même, bien que lui attribuant une douzaine d’homicides, est persuadé que Williams n’est pas l’auteur de tous les meurtres d’enfants ou même de la plupart d’entre eux. Le débat est nourri par une étude du ministère de la Justice publiée en avril 2015 selon laquelle de nombreuses analyses effectuées par le FBI dans les années 1980 et 1990 « pourraient ne pas avoir respecté les normes en vigueur ».

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
« J’étais probablement mon pire ennemi, j’étais arrogant, idiot (…) le fait est que je n’ai tué personne » revendique le prisonnier. Le dossier de l’accusation présentait des failles flagrantes et Wayne Williams n’a jamais avoué aucun des meurtres pour lesquels il a été suspecté, pas même ceux pour lesquels il a été condamné. Il ne cessera de clamer son innocence au fil des années, affirmant avoir été piégé suite à une dissimulation de preuves. Il déclare même qu’il croit en l’implication du Ku Klux Klan et en la volonté de la part des forces de l’ordre d’avoir gardé cette donnée secrète afin d’éviter une « guerre raciale » dans la ville. Selon un rapport d’août 2005, Charles Sanders, un suprémaciste blanc affilié au Klan était l’un des premiers suspects dans cette affaire. Il aurait fait l’éloge des meurtres dans des conversations qui ont pu être enregistrées et s’en serait attribué la responsabilité. Sanders aurait également dit avoir de la chance que Williams et lui aient le même tapis et qu’ils possèdent tous deux un chien de la même race, un berger allemand. En dépit de ces éléments, l’affaire sera de nouveau classée en juillet 2006.
« Je suis tout à fait prêt et disposé à coopérer avec toute nouvelle enquête pour trouver la vérité sur ce qui s’est passé » avance le détenu décrit comme « modèle ». En 2007 et 2010, le FBI effectue des tests ADN sur deux cheveux humains trouvés sur l’une des victimes, la séquence correspond à l’ADN de Williams. Aujourd’hui âgé de 66 ans, il est toujours incarcéré à la prison d’état de Telfair et sera admissible à une demande de libération conditionnelle courant novembre 2027.

PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > WAYNE WILLIAMS
L’affaire connaît un retentissement médiatique tel, que W.Williams est représenté à l’écran par le comédien Christopher Livingston, dans la série Netflix MindHunter.
On se retrouve dans « Portraits Criminels par Swen » tous les premiers vendredis du mois pour une nouvelle affaire. En attendant, vous pouvez accéder à différents dossiers criminels, sous la forme de vidéos documentaires, sur la chaîne Youtube : Swen True Crime.
Contact :
Instagram & Tiktok : swen.truecrime
Mail : swen.truecrime@gmail.com
Youtube : https://www.youtube.com/@Swentruecrime/videos
RUBRIQUE PORTRAITS CRIMINELS PAR SWEN :
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > PETER SUTCLIFFEPETER SUTCLIFFE : MARTEAU ET TOURNEVIS, UNE SAUVAGERIE SANS LIMITE (YORKSHIRE RIPPER) « Mon désir de tuer des prostituées était plus fort que jamais et m’a complètement envahi. J’étais face à un dilemme : je voulais avouer mes actes à quelqu’un, mais je pensais aux conséquences pour ma femme et ma famille » – Sutcliffe, 1981 L’AUBE D’UNE ÈRE DE TERREUR 30 octobre 1975 tard dans la nuit. Une âme traverse Leeds à bord de sa Ford Capri vert citron quand elle aperçoit une femme faire du stop au croisement de Wetherby Road. Son pantalon patte d’eph blanc reluit sous la lumière aseptisée des… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > PETER SUTCLIFFE
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > RICHARD SPECKLE MASSACRE DES INFIRMIÈRES DE RICHARD SPECK LA NUIT DU DRAME : LES PRÉMICES 13 juillet 1966, début de soirée. L’homme, dont le regard se perd dans le camaïeu de bouteilles qui lui fait face, est accoudé au comptoir du bar tandis que son esprit divague. Grand blond d’un mètre quatre-vingt-trois, son visage est marqué par la boisson et les cicatrices d’acné. Richard Speck, seul avec lui-même, noie ses pensées dans l’éthanol. Le barman refuse de le resservir. Il fulmine avant de se diriger vers la porte, ébloui par les lumières. En cette soirée d’été, Ella Mae Cooper, 53 ans, a un… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > RICHARD SPECK
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DOROTHEA PUENTEDOROTHEA PUENTE ET SES PENSIONNAIRES, ENTERRÉS DANS LE JARDIN (DEATH HOUSE LANDLADY) UNE ÉTRANGE DISPARITION : LES APPARENCES SONT TROMPEUSES 10h00. 11 novembre 1988. Le poste de police de Sacramento reçoit un appel. Au bout du fil Peggy Nickerson, bénévole au centre Saint-Paul. La femme est sans nouvelle d’un ancien pensionnaire depuis plusieurs semaines déjà. L’homme, diagnostiqué schizophrène, un certain Alvaro Montoya, avait depuis rejoint la pension de Dorothea Puente. Les enquêteurs de la brigade criminelle se rendent donc à la dernière adresse connue de celui qui semble être porté disparu. 1426 F Street. C’est là qu’il faut chercher. L’élégante bâtisse… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DOROTHEA PUENTE
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > JOHN GEORGE HAIGHJOHN GEORGE HAIGH : LE TUEUR AU BAIN D’ACIDE Entre appât du gain et fantasmes vampiriques, Haigh a marqué l’histoire criminelle britannique par son modus operandi unique et son sang-froid. LE MEURTRE DE TOUTE UNE FAMILLE Le visage arrondi, une fine bouche surmontée d’une légère moustache, les joues creusées par de profondes fossettes, le regard vif et les cheveux soigneuseument peignés. Haigh fait propre sur lui, arborant de surcroît cravate, gants et costume. John George Haigh rencontre William Donald McSwan un jour qu’il déambule dans les rues de la capitale. Les deux hommes deviennent rapidement amis : ils ont le même… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > JOHN GEORGE HAIGH
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DOCTEUR PETIOTMARCEL PETIOT : LE DOCTEUR SATAN DE LA RUE LE SUEUR (BARBE BLEUE DES TEMPS MODERNES) Le 25 mai 1946 le docteur est extrait de sa geôle pour avoir transformé son hôtel particulier en lieu de massacre. La grande veuve et sa lame aiguisée l’attendent dans la cour de la prison. Petiot vit ses derniers instants avant sa mise à mort. UNE DÉCOUVERTE MACABRE Le 11 mars 1944 en milieu d’après-midi, une odeur pestilentielle et une épaisse fumée noire émanent des cheminées du 21 rue Le Sueur. Le voisinage, incommodé, contacte la police qui se rend sur place, tout comme les pompiers. Le propriétaire des… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DOCTEUR PETIOT
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > HADDEN CLARKHADDEN CLARK : ENTRE CANNIBALISME ET TRAVESTISSEMENT (THE CROSS DRESSING CANNIBAL) Samedi 31 mai 1986, Bethesda, Maryland. Hadden Clark monte les escaliers, marche par marche, sur la pointe des pieds, tenant contre sa jambe un couteau de cuisine dont la lame affûtée atteint les trente centimètres. À l’étage, la petite Michele Dorr, six ans, ignore tout de ce qui l’attend. UN MEURTRE QUE PERSONNE N’AURAIT PU VOIR VENIR Penny Houghteling aime aider les plus démunis. Elle est donc persuadée de faire une bonne action en embauchant un sans domicile fixe qui fréquente la même communauté paroissiale qu’elle. Elle offre à l’homme,… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > HADDEN CLARK
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DAVID PARKER RAYDAVID PARKER RAY ET SA CHAMBRE DE TORTURE : QUAND LE SADISME N’A PAS DE LIMITES (TOY-BOX KILLER) L’air du Nouveau-Mexique est étouffant en cet après-midi de mars 1999 quand une jeune femme nue, recouverte de sang, portant seulement un collier en acier cadenassé autour du cou avec une chaîne qui traîne jusqu’au sol sableux d’Elephant Butte, hurle à l’aide sur une route. Cette vision, tout droit issue du cinéma horrifique représente pourtant les prémices de la chute d’un tortionnaire hors normes. Elle sera la dernière des esclaves sexuelles de David Parker Ray, le tueur au coffre à jouets. ENLÈVEMENT MUSCLÉ ET… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > DAVID PARKER RAY
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > ROBERT BLACKQUAND L’ABUSÉ DEVIENT L’ABUSEUR : ROBERT BLACK, LE PRÉDATEUR 14 juillet 1990, Stow en Ecosse. Lorsque l’agent Wilson ouvre les portes arrière du van, une vague de chaleur étouffante déferle sur son visage, se heurtant à l’adrénaline qui l’anime alors. C’est avec stupeur qu’il découvre sa fille de 6 ans sur le sol, couchée et bâillonnée. La petite Mandy avait déjà été violée. Le conducteur est l’un des pires pédophiles que le Royaume-Uni ait porté. Son nom ? Robert Black. « J’AI CRU L’ENTENDRE APPUYER SON VÉLO CONTRE LE MUR » Le 12 août 1981, Black assure une livraison à Ballinderry, petit village du nord… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > ROBERT BLACK
- PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > GARY HEIDNIKGARY HEIDNIK : LE TORTIONNAIRE DE NORTH MARSHALL STREET ET SON SOUS-SOL DE L’HORREUR Les policiers de Philadelphie restent horrifiés quand, en ce début d’année 1987, ils trouvent des sacs de restes humains et plusieurs femmes séquestrées, au 3520 North Marshall Street. Il viennent d’arrêter celui qui inspirera le célèbre Silence des Agneaux. GENÈSE D’UN GOUROU Grand brun d’un mètre quatre-vingts, cheveux ondulés soigneusement peignés vers l’arrière, barbe fournie, nez droit, yeux légèrement tombants, le regard d’un bleu transperçant : Gary Heidnik présente bien quand il est embauché à l’hôpital des anciens vétérans de Coatesville. Pourtant l’infirmier est rapidement renvoyé pour ses comportements… Lire la suite : PORTRAITS CRIMINELS > SWEN > GARY HEIDNIK























































Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Can you be more specific about the content of your article? After reading it, I still have some doubts. Hope you can help me.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Brilliant article!
I’m really enjoying the design and layout of your site. It’s a very easy on the eyes which makes it much more pleasant for me to come here and visit more often. Did you hire out a designer to create your theme? Exceptional work!
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Greetings from Carolina! I’m bored to tears at work so I decided to check out your blog on my iphone during lunch break. I love the info you present here and can’t wait to take a look when I get home. I’m surprised at how fast your blog loaded on my mobile .. I’m not even using WIFI, just 3G .. Anyways, excellent blog!
Hey there would you mind sharing which blog platform you’re using? I’m planning to start my own blog in the near future but I’m having a difficult time choosing between BlogEngine/Wordpress/B2evolution and Drupal. The reason I ask is because your design and style seems different then most blogs and I’m looking for something unique. P.S Sorry for being off-topic but I had to ask!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Encore un article de qualité, bravo swen
Thank you for your sharing. I am worried that I lack creative ideas. It is your article that makes me full of hope. Thank you. But, I have a question, can you help me?
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your enticle helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
I appreciate the level of detail in this post. It really helped me get a better understanding of the subject.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Your point of view caught my eye and was very interesting. Thanks. I have a question for you.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Can you be more specific about the content of your article? After reading it, I still have some doubts. Hope you can help me.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Thanks for sharing. I read many of your blog posts, cool, your blog is very good.
Your article helped me a lot, is there any more related content? Thanks!
Super rubrique !