Partez rêver avec La Fée Verte

Mai 14, 2021 | Foret d'Anlier, Habay, Habay-la-Neuve, PORTRAITS | 0 commentaires

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Au Cœur du village de Habay-la-Neuve, nous ouvrons une porte et découvrons une boutique féerique. Entre les alcools du Brésil et les biscuits d’Angleterre, nous partons en voyage aux quatre coins du monde.


Bonjour, pourriez-vous vous présenter ?
 

Bonjour, nous sommes Astrid et Régis, français de base, mais on est devenus belges, ça, c’est sûr. Astrid vient de Bretagne, de Saumure ? Et moi de Nice. Pour l’anecdote avec Jean (le chocolatier), on travaillait à deux rues l’un de l’autre à Nice, on avait une formation semblable et on ne s’est jamais rencontrés. C’est ici quand je suis arrivé à Anlier qu’on est devenus amis. C’est complètement dingue !

Astrid, pourquoi travailler à La Fée Verte ?

C’est un projet de vie, on a toujours travaillé ensemble, on s’est connus en hôtellerie et ça, c’était notre projet de vie. On travaillait pour « La fée verte » mais moi, je travaillais aussi au garage. C’est aujourd’hui que je commence officiellement à temps plein. Régis est également professeur en Œnologie sur le côté. Ce qui est étonnant, c’est que nous deux, c’est 20 ans de mariage et 1 an et demi de Covid à se voir h 24. Et malgré ça, on a toujours la gnaque, l’envie de vivre et, l’un de l’autre, on ne se lasse pas.

La fée verte porte le nom de l’absinthe jugée dangereuse à l’époque. Une légende bien enfantine aujourd’hui. Mais de quoi est faite la fameuse boisson ? 

En effet, il s’agit du nom de l’absinthe, mais c’est aussi un hommage à la forêt d’Anlier. Ça rappelle la fée qui se cache derrière les arbres. L’absinthe, c’est plein de plantes vertes des Alpes, de petite et grande absinthe, de la mélisse, du fenouil, de l’hysope et du gingembre. Pour que l’absinthe en soit une et porte ce nom, il faut du gingembre.

Vos passions ?

La famille, les rencontres, les amis. Et puis la bonne gastronomie. Prendre le temps d’avoir le temps aussi. Nous, c’est ça qu’on aime sans les rencontres, on ne vendrait pas, ça ne nous intéresse pas. Et puis il faut célébrer l’amour, la famille aussi, c’est important en ces temps de Covid. Ma femme adore son chien. La culture, la musique, on aime aussi. Je chante parfois sur scène, je fais d’ailleurs partie d’un groupe de Celtic Punk, de la tradition celte et du Punk.

Vous avez un pub à Anlier, vous sert-il ? 

Bien sûr ! Ce pub nous servait pour les masters classes et de lieu de rencontre le vendredi soir avec certains habitués. D’ailleurs, ceux qui aiment venir ici ne sont pas des clients, on les voit plus comme une communauté. On a même créé un groupe de musique pour la Saint-Patrick avec la communauté. Concernant le pub, avec la fermeture, notre fille nous a bien avertis : « hors de question que le pub devienne une salle à manger, vous n’y touchez pas ». Et pourtant, nos enfants ne sont pas souvent là, mais c’est le fait d’entendre que le pub plaît aux gens qui les y attachent. Aujourd’hui, avec le Covid, c’est un bras qui nous manque, mais un bras que l’on veut vite retrouver.

Ce que vous auriez à dire sur la situation actuelle :

Évidemment c’est compliqué, nous on a vite dû bouger pour venir ici. Notre magasin, c’était notre salon alors à Anlier ça devenait trop petit, on ne pouvait pas laisser les gens attendre dehors. Alors on a bougé pour les gens, on a bougé pour vivre. Mais on va s’en sortir et quand on sera défait de tout ça, on refera des dégustations, des master-classes et on rouvrira le pub. Tenez, ne lâchez rien, prenez cela comme une opportunité de prendre le temps, d’envisager d’autres projets, de voir positif, ne lâchez rien.

Tous vos produits sont différents. Comment les choisissez-vous ? 

On ne voulait pas faire ce que tout le monde faisait. Ici, les produits du terroir sont bien valorisés. Alors on en a aussi, mais on avait envie aussi de faire découvrir les terroirs du monde qui nous entoure. Nous avons des vins du Languedoc, du chocolat chaud d’Angleterre, des biscuits d’un peu partout, de l’alcool du Brésil et des thés de Paris. Tout vient de petits producteurs qui n’ont pas l’habitude de faire de l’exportation. Ça s’est fait parce que l’on a rencontré des gens et que l’on a demandé. Cela vient de lieux où on est allés, de lieux que l’on voudrait découvrir et de liens qui se sont créés. Tout vient de là et c’est ça que l’on veut.

Ce qui vous anime ? 

Ce que nous on aime, c’est que l’on ne crée rien, on ne fait que perpétuer l’histoire, les traditions. Des choses qui ont toujours existées, mais que l’on oublie. C’est ça qui nous anime.

Ce que vous préférez chez Jean et l’armailli ? 

Chez Jean, un bon chocolat (rires). Tout est du 100 % chez lui, c’est ça qui est bien. Alors je dirais un bon chocolat du Guatemala. Chez l’armailli, le fromage, c’est ce qu’il y a de meilleur. Un bon fromage avec du Whisky, un bourbon vanille. Personne ne fait le test, mais l’ensemble est délicieux.


On sent une certaine ambiance chez vous, comment l’avez-vous imaginé ? 

On aime la déco et on a toujours fait dans l’hôtellerie de luxe alors on a découvert plein de choses. Les goûts, c’est comme ça, on aime ou on n’aime pas, mais la beauté est l’universalité du monde. C’est ça qu’on aime, on y a mis notre pâte. Un meuble de Mariette, une amie qui nous raconte souvent ses histoires de l’époque, avec son père qui a eu la première voiture d’Anlier. Sa sœur avait peint le meuble, elle y tient beaucoup et c’est toute une histoire. Mais elle nous l’a confié parce qu’elle savait qu’on en prendrait soin. Puis lorsqu’on l’a installé ici, elle était toute contente de voir la deuxième vie qu’il prenait. La bibliothèque vient du château du Pont d’oie, le lustre, on en a toujours rêvé. Pour la tapisserie, on cherchait un style écossais et on l’a trouvé dans un rayon années 80′ que personne ne voulait (rires). Toutes ces petites choses, c’est ce qu’on aime, puis on a des objets qui ont une histoire et qui nous font penser à quelque chose. Ça crée des souvenirs.Un plat favori Régis ? 

Ce que ma femme me fait et puis les pâtes au parmesan, c’est vraiment ce qu’il y a de meilleur. 

Et Astrid ?

Pas de plat favori mais j’aime bien manger !

Votre spécialité ?

 On a de tout, mais notre point fort, ce sont les vins. Puis les spiritueux, les biscuits et tout le reste de l’épicerie.

Une anecdote à raconter ? 

Eh bien, un film a été tourné ici, à la fée verte. Un film à l’ancienne où Peyo, le père des Schtroumpfs, découvrait ces petits personnages. Car c’est ici qu’il les a rencontrés ici. Il le dit lui-même ? « J’ai découvert les Shtroumpfs ici, dans les bois d’Anlier. Je ne les ai pas créés ». Le film n’est jamais sorti, car les Schtroumpfs sont arrivés à l’international et Peyo n’avait plus les droits ?. Mais ça fait quand même une bonne anecdote (rires). Puis il y a plein d’autres trucs loufoques qu’on a fait, mais on ne se souvient pas de tout.

Maureen Bertrand

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