Développement personnel > Lâcher la douleur

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Lâcher la douleur quand elle n’est plus

Parfois on la traîne inutilement durant trop longtemps

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La souffrance, la colère… voilà des choses dont on a du mal à se défaire… c’est fou comme on s’attache à ces petites bêtes. Oui, à l’instar d’un animal de compagnie. Elles nous tiennent chaud, mettent de la vie dans nos journées et nous suivent partout. Surtout quand elles ont faim !

Non pas qu’on aime souffrir… mais parfois on s’habitue à ne plus savoir vivre autrement.

Je n’englobe pas ici les deuils prégnants, qui ont leur chemin à faire pour nous permettre de retrouver la lumière.

Nous parlerons plutôt de ce phénomène où l’émotion reste, même quand l’événement est terminé, ce fléau qui nous gâche souvent la vie. Et ça, nous ne le méritons pas.

Deux cas fréquents :

  1. on n’a plus la sensation de la colère ou de la souffrance, tant elles sont devenues familières
  2. ou on voudrait bien s’en délester, mais on ne sait comment faire

Colère ou souffrance, peu importe finalement : souvent l’une masque l’autre.

Flash-back début mars : gros clash avec mon (ex-)BFF. La rupture est consommée depuis. Mais il m’aura fallu un mois pour me défaire de la souffrance que cela m’a causé. Le contexte importe peu. Disons qu’il y avait une forme de pure méchanceté. Et une tentative de manipulation assez grossière.

J’ai posé mes limites.

Mais en moi, bien des voix se sont élevées, demandant réparation. La plus vive : ce flagrant sentiment d’injustice. Mon cerveau relançait sans cesse un procès en boucle, sans que je lui demande rien. Ressasser, c’est pas mon truc. Pourtant, à mon grand dam, je continuais à donner de l’énergie à ce qui s’était passé, et ce faisant, à entretenir un lien dont je ne voulais plus.

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Les spécialistes diront que l’on ne ressent que ce qu’on autorise. Facile à dire. Moins facile à vivre.

J’étais dans le deuxième cas : je voulais m’en délester mais ça résistait. Même avec ma boîte à outil pro.

Ce qui m’a aidée : un changement de perspective. Et une vraie discussion avec une oreille bienveillante et attentive, où j’ai pu déposer ce qui m’habitait.

Finalement un mois à polluer ma vie avec des réminiscences, ça va encore. Certains traînent un mal-être à bas bruit durant des années parfois. La vie est trop précieuse pour que l’on autorise qui que ce soit ou quoi que ce soit à lui enlever ses couleurs, sa saveur… et notre joie de vivre au passage.

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Quelles autres douleurs dont la cause a disparu peuvent ternir notre quotidien ?

Les douleurs fantôme

Il arrive que l’on soit tellement imbibé d’une souffrance qu’on ne se rend pas compte… qu’elle n’est plus. Qu’on n’a plus mal. Mais on continue à fonctionner ‘avec’.

Un peu à l’image de la douleur d’un membre fantôme. Vous savez, les personnes à qui on a amputé un membre : elles peuvent ressentir de la douleur à ce membre qui n’existe plus.

Tout comme le cerveau d’un amputé continue de hurler pour un endroit où il n’y a plus rien, nous continuons parfois de souffrir par habitude pour des situations, des relations ou des offenses qui ont pourtant disparu de notre réalité physique.

On continue à souffrir de l’idée… de la souffrance.

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Comment le savoir ? Comment cesser d’habiter cet espace de souffrance en soi ?

Que ce soit pour faire durer (une relation, une personne que nous avons perdue, un souvenir auquel nous nous accrochons) ou par simple habitude, se poser les bonnes questions résout déjà une grande partie de l’affaire.

Est-ce que ce que je ressens

  • m’aide ?
  • est réel ?
  • existe encore ?
  • est relié à quelque chose qui existe encore ? ou qui a disparu ?
  • ai-je envie de continuer à entretenir ‘ça’ ? (l’événement + les émotions, le mal-être, le désarroi, la colère)
  • comment serait ma vie sans ‘ça’ ?

Souvent un ami ou un proche sera aidant. J’ai souvent constaté cette tendance de continuer à souffrir chez des personnes qui n’en avaient pas/plus conscience.

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La douleur ‘fléau’, qui s’installe par routine, par résignation ou par oubli de soi

Parfois elle devient un bruit de fond, une composante du quotidien qu’on ne questionne même plus.

Pourquoi finit-on par s’accommoder – et même apprécier – le mal-être ?

Quelques pistes de réflexion : par peur du changement, fatigue nerveuse, confort (paradoxal) de pouvoir se plaindre ou être plaint.e, identité (re)composée (‘je suis celle qui…’), persistance et/ou mémoire à entretenir, …

Ce n’est pas tellement le pourquoi qui importe ici.

La question est surtout : comment savoir si ma douleur est devenue une habitude ?

Peut-être que ça ressemble à ça :

  • Tu ne saurais plus vraiment dire depuis quand tu te sens comme ça
  • Ce n’est pas “intense”… mais c’est là, en fond, presque tout le temps
  • Tu fonctionnes… mais sans élan
  • Tu as du mal à te souvenir de ce que ça fait d’être profondément bien, sans raison particulière
  • Tu t’entends penser : ‘c’est comme ça’
    Ou : ‘de toute façon…’

Comme si certaines choses étaient devenues des évidences… sans que tu te rappelles quand tu en as décidé ainsi.

  • Tu réagis parfois de manière automatique, disproportionnée… et tu te dis après coup : ‘c’est plus fort que moi’
  • Tu as intégré des protections qui étaient utiles à un moment… mais qui aujourd’hui t’enferment plus qu’elles ne te protègent
  • Tu évites certaines situations, certaines personnes… sans même te poser la question du pourquoi
  • Et surtout…il n’y a plus vraiment de question. Plus vraiment de remise en mouvement.

Juste une forme de ‘comme ça’.

En bref, il y a trois marqueurs puissants :

  1. La perte d’élan : pas forcément triste… mais plus vraiment vivant.e
  2. Le ‘C’est comme ça’ : la résignation déguisée en lucidité
  3. L’oubli du contraste : ne plus se rappeler ce que ça fait quand ça va bien

Pose-toi la question : si demain, sans raison, tout redevenait léger, est-ce que tu reconnaîtrais encore cette sensation de légèreté comme ‘normale’ ?

Si tu t’es reconnu.e dans l’un ou l’autre de ces points, ce n’est pas un problème à corriger.

C’est une prise de conscience. Et parfois, c’est déjà le début du retour à la vie.

Le plus troublant, ce n’est pas que la douleur soit là. C’est qu’à force, on finit par ne plus l’interroger.

Même si, aujourd’hui l’idée de danser la vie n’est pas à l’ordre du jour pour toi,

il existe peut-être un espace plus doux, plus calme, où tu peux déjà revenir.

Un espace plus serein, plus vivant, plus lumineux.

Plus toi, finalement.

Toi, le retour.

Le titre du prochain chapitre de ta vie ?

CaroLyne

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L’info en résumé

  • La douleur peut devenir une habitude, parfois jusqu’à ce qu’on ne s’en rende même plus compte.
  • Lâcher cette douleur nécessite souvent un changement de perspective ou une discussion bienveillante.
  • Les douleurs fantômes, similaires à celles ressenties par les amputés, nous rappellent que la souffrance peut persister même sans cause réelle.
  • Il est crucial de se poser les bonnes questions pour identifier si une douleur est devenue une routine ou une habitude.
  • La prise de conscience est le premier pas vers le retour à une vie plus sereine et joyeuse.

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