La souveraineté émotionnelle… un mot fort, à l’image de l’impact qu’elle peut avoir sur notre vie
Peut-être avez-vous croisé cette notion au fil de vos lectures. Moi aussi. Et je me suis demandé ce que cela recouvre réellement, et surtout comment appliquer ce concept de souveraineté… à ma souveraineté émotionnelle. Cette démarche m’a réservé des surprises. On en parle tout de suite. Mais commençons par définir ce principe, afin que l’on sache de quoi on parle précisément. Développement personnel > Souveraineté émotionnelle
On parle beaucoup de souveraineté. Mais que signifie être souverain… à l’intérieur de soi ?
Retrouver notre souveraineté émotionnelle permet de diriger notre vie selon des choix conscients, des actes réfléchis et délibérés, en se respectant d’une manière qui dicte à notre inconscient ‘je suis la personne la plus importante à mes yeux’.
‘Mon monde extérieur reflète mon monde intérieur.’ Quasi-axiome du développement personnel.
Il m’est arrivé de jeter un regard sans concession sur mon monde extérieur, et de me demander :
‘Mais qu’est-ce qui, dans mon monde intérieur, crée ce que je vois, là, dans ma vie, maintenant ?’
La réponse à cette question vous chagrine ? Ou vous met en colère?
Nous allons parcourir ensemble les essentiels de la maîtrise de notre souveraineté émotionnelle, comme agent de création de notre vie.
Développement personnel > Souveraineté émotionnelle
Principe de souveraineté – on pose le cadre
Principe fondamental du droit international, la souveraineté désigne l’autorité suprême qui confère à un État l’exclusivité de la compétence sur son territoire.
À notre échelle d’être vivant, reprendre sa souveraineté sur sa vie, c’est se réapproprier son autorité intérieure (je décide de ce que je veux pour ma vie) mais aussi cesser d’être un ‘territoire occupé’ par les attentes d’autrui (je prends des décisions pour moi en fonction des autres). Ça vous parle ?
Qu’en est-il de la souveraineté émotionnelle ?
On peut la définir comme l’exclusivité de notre compétence sur notre espace intérieur.
En transposant les droits et devoirs des États à notre vie privée, cela donne :
- Droit de décider de la valeur et de la réponse que l’on donne à un événement, sans laisser autrui dicter notre état interne
- Responsabilité de réguler nos propres tempêtes (colères, peurs, tristesse) pour ne pas devenir un ‘État failli’ où les émotions dictent une conduite chaotique
- Protéger notre être intérieur contre l’ingérence. En clair : les émotions des autres (leur colère, leurs attentes, leurs violences décomplexées) peuvent venir frapper à la porte de nos frontières (psychiques en l’occurrence), mais elles n’ont aucun droit de rentrer chez nous, et encore moins d’y prendre leurs aises.
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Voilà un programme. Tout un programme.
C’est clair, et nous sommes d’accord sur ces belles idées.
Mais en grattant un peu sous la surface, on met à jour deux-trois petites choses qui valent leur pesant de bien-être et d’épanouissement personnel.
D’abord, on ferait mieux de s’en tenir à respecter et à faire respecter ces principes découlant de notre existence sur terre. Tout simplement. Cela, c’est pour ce qui est de l’extérieur.

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Pour l’intérieur, c’est un autre game, niveau IronMan au moins. Le véritable adversaire n’est pas l’extérieur, c’est notre cerveau. Programmé depuis des millénaires pour la survie.
Lutter contre lui, c’est comme jouer contre un Boss qui connaît tous les codes de la triche : les siens et les nôtres.
Et de ce fait, c’est là que l’on peut se dire, comme je le fais :
Je sais. Mais je ne le fais pas.
Ou pas toujours. Parce que je n’y pense pas.
Ce n’est pas l’émotion qui me déborde. C’est la météo de fond, parfois basse pression, parfois rouge au baromètre. Un climat intérieur pas toujours au beau fixe, et qui échappe à ma conscience.
Ce n’est pas les pensées intrusives qui s’installent.
Ce n’est pas non plus un problème de volonté.
C’est plutôt un problème de vigilance.
Et l’absence de cadre pour traverser tout cela.

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On n’a pas besoin de quelqu’un pour nous dire quoi faire et comment réagir, c’est l’opposé de la souveraineté émotionnelle.
Dès lors se pose la question : savoir (comment) protéger et développer ma souveraineté émotionnelle.
La souveraineté émotionnelle : c’est et ce n’est pas…
La souveraineté émotionnelle c’est :
° La capacité à réguler nos émotions (et ne pas les décharger sur notre conjoint, nos enfants, belle-maman ou le chauffard qui vient de nous faire une queue de poisson)
° La capacité à observer une émotion sans la laisser décider à notre place
Ce n’est pas :
° être calme
° être positive
° ne plus ressentir
° supprimer le doute
° être impassible
° vibrer haut
° contrôler ses pensées comme un dictateur intérieur
C’est reconnaître et accepter l’émotion, quelle qu’elle soit (important), mais séparer l’émotion de la décision, ne pas suivre ce que l’émotion nous dicte.
La décision pourrait être de ne pas crier, ne pas partir en claquant la porte, ne pas perdre de son temps précieux à écouter les doléances de la collègue de bureau pour la millième fois, ne pas ouvrir ce troisième pot de mousse au chocolat, ne pas faire cette remarque désobligeante à notre ado. Ou envoyer ce mail à notre patron, notre propriétaire, notre banquier. Mais cadré.
Là, ça va encore. On parle de prendre sur soi. Pas facile mais en s’appliquant, on peut le faire.
C’est revenir, encore et encore à l’émotion. Et décider de qui conduit. Qui tient le gouvernail.

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La réponse, vous la connaissez. C’est vous, dégagée de votre émotionnel, souveraine de votre propre vie.
Appliquer ce concept de souveraineté… à ma souveraineté émotionnelle
La prise de conscience est primordiale. Après, on active.
Même si ce n’est pas tout à fait clair pour nous, il n’est pas nécessaire de tout comprendre.
Car la souveraineté émotionnelle est un entraînement, pas une illumination.
C’est une compétence qui s’exerce, comme un muscle.
Elle se construit par constance, par répétitions. Par des micro-décisions alignées, même si l’état émotionnel ne suit pas au quart de tour.
Une trame simple :
° je ne nie pas ce que je ressens
° je ne m’identifie pas à ce que je ressens
° je choisis ce que j’en fais
C’est tout.
Mais, me direz-vous : OK, qu’est-ce que je fais, mardi à 14h17, quand je me sens découragée ?
Un exemple : mes finances ne sont pas au top
La vraie question, ce n’est pas ‘Comment ressentir l’abondance ?’ – principe de réalité, c’est compliqué de ressentir de l’abondance quand les factures s’amoncellent. C’est totalement flippant, et cela peut valoir des nuits blanches.
Mais rester dans cette anxiété tend à… amener encore plus de raisons de s’inquiéter des factures.
La souveraineté émotionnelle dans ce cas c’est se demander : ‘Comment rester stable quand je suis dans le rouge le 15 du mois ?’
Parce que, dans tous les cas, les jours à venir n’annoncent pas de rentrée miracle.
La souveraineté émotionnelle ne consiste pas non plus à forcer l’appréciation.
Ce serait se mentir à soi-même, en passant par la négociation mentale.
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Le mode d’emploi opérationnel
Comment exercer ma souveraineté émotionnelle pour changer ma situation financière (ou n’importe quelle autre situation que vous vivez et qui vous insupporte) ?
En lisant cet article, vous avez déjà fait un pas énorme : la prise de conscience que vous pouvez exercer votre souveraineté dans votre vie vis-à-vis de l’extérieur, et les enjeux de recouvrer votre souveraineté émotionnelle pour diriger votre vie, au lieu de la laisser vous diriger.
Car sans souveraineté émotionnelle, nos conditions de vie ont tendance à nous gouverner.
Rappelez-vous : c’est la capacité d’être maître de mes propres émotions. J’ajouterai ceci : en cessant de rendre l’environnement ou les autres responsables de mon état interne.
Le point de départ – on part de ce que l’on veut vraiment. Ce qui implique d’avoir défini ce que l’on souhaite expérimenter dans sa vie.
Comme un marin qui tient la barre pour se rendre à destination, nous devons savoir vers quel port nous naviguons. Ce point où vous souhaitez être rendue, appelons-le votre vision.

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Pour amener votre vision (votre objectif) comme une réalité dans votre vie, voici des questions puissantes :
- Le rituel matin – soir :
Le matin : on prépare le terrain, avec une seule question
Quelle action aujourd’hui sera décidée par [ma vision], et non par mon humeur ?
Et le soir : Est-ce que j’ai laissé une émotion gouverner une décision ?
C’est austère mais puissant.
- Micro-pratique, au cours de la journée :
- à pratiquer lorsqu’une émotion vous envahit
- et de façon systématique : faites sonner l’alarme de votre téléphone toutes les heures et posez-vous ces questions :
- Qu’est-ce que je ressens vraiment là ?
- Qu’est-ce que je veux maintenant ?
- Est-ce aligné avec ma vision et mes valeurs ?
- Qu’est-ce que je choisis, là, maintenant ?
Ceci pallie aux écueils lorsque nous menons notre vie en mode non conscient :
- absence de vigilance
- absence de structure
- absence de direction claire
Choisir de penser, ressentir, croire et agir ne se fait pas par hasard, et nos pensées, ressentis, croyances et actions gagneraient à ne plus être laissées au hasard.
Cela demande une intention constante.
Même quand vous avez une radio intérieure qui ne se tait jamais.
Il ne s’agit pas de la briser, il s’agit d’apprendre à en devenir le responsable de la programmation.
Si cette notion est nouvelle pour vous, gardez-la en tête.
Si vous en avez déjà conscience, peut-être est-il temps de la pratiquer.
Si vous savez déjà comment faire, la question est : le faites-vous chaque jour ?
La souveraineté émotionnelle n’est pas un sommet à conquérir.
C’est une décision à renouveler.
Encore et encore.
CaroLyne
PS : Si votre vision vous semble encore floue, prenez le temps de la clarifier. Sans direction, la souveraineté émotionnelle reste théorique.
Pour vous y aider, je vous propose un outil d’auto-évaluation des différents segments de votre vie (lien ici).
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L’info en résumé
- La souveraineté émotionnelle permet de diriger sa vie par des choix conscients et réfléchis, en se respectant.
- Elle implique de réguler ses émotions sans laisser les autres dicter notre état intérieur.
- La maîtrise de cette souveraineté nécessite de prendre des décisions alignées avec nos valeurs et notre vision personnelle.
- Pratiquer la souveraineté émotionnelle, c’est poser des questions sur nos émotions et nos choix tout au long de la journée.
- Ce n’est pas un objectif à atteindre, mais une décision à renouveler constamment.
Table des matières
- La souveraineté émotionnelle… un mot fort, à l’image de l’impact qu’elle peut avoir sur notre vie
- Principe de souveraineté – on pose le cadre
- Voilà un programme. Tout un programme.
- La souveraineté émotionnelle : c’est et ce n’est pas…
- Appliquer ce concept de souveraineté… à ma souveraineté émotionnelle
- Le mode d’emploi opérationnel
- D’autres infos développement personnel






















































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