Hommage à Jacques Briffaut et aux Morts pour la France – Cérémonie du 8 mai 2025 à Pure
En ce jeudi 8 mai 2025, le petit village de Pure s’est rassemblé dans une profonde émotion pour rendre hommage à celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France. À l’ombre du monument aux morts, les habitants, les élus locaux, et les représentants de l’État se sont réunis pour une commémoration empreinte de solennité et de recueillement.

Cette année, la cérémonie revêtait une dimension toute particulière : en plus du souvenir des combattants tombés au front, c’est la mémoire de Jacques Briffaut, enfant du village, qui a été mise à l’honneur. Né à Pure le 9 mai 1922, Jacques Briffaut incarne la jeunesse engagée, résistante, courageuse face à l’oppression. Sous-lieutenant dans la Résistance, cofondateur de l’Organisation Civile et Militaire des jeunes, agent de liaison du Colonel Pierre Pène, il fut arrêté et déporté. Il est mort au camp de concentration de Neustassfurt, en Allemagne, le 21 mars 1945, à quelques semaines de la fin de la guerre. Il avait 22 ans.

Devant le monument aux morts, une gerbe a été déposée avec gravité, tandis que les drapeaux français, belge et américain flottaient au vent, rappelant l’unité des nations alliées dans le combat contre la barbarie. Les hymnes nationaux ont été interprétés avec émotion par une modeste mais vibrante fanfare locale, donnant à la cérémonie une profondeur d’âme que seule la musique peut transmettre.

Madame la sous-préfète était présente, ainsi que les élus de Pure et des villages environnants. Ensemble, ils ont rappelé l’importance du devoir de mémoire, en particulier auprès des jeunes générations. Le nom de Jacques Briffaut a été évoqué avec respect, sa vie retracée, et son engagement salué comme un exemple de bravoure et de sacrifice.

Pour marquer ce moment d’histoire, une plaque commémorative a été dévoilée à l’entrée de la salle des fêtes de Pure. Elle portera désormais le nom de Jacques Briffaut, perpétuant sa mémoire dans le cœur même du village qui l’a vu naître.

À travers ces photographies, j’ai voulu capter l’âme de cette journée : les visages graves, les mains jointes, les drapeaux déployés, les regards tournés vers le passé mais aussi vers l’avenir. Car se souvenir, c’est aussi transmettre. C’est dire à ceux qui viennent après nous que la paix n’est jamais acquise, et que le courage de quelques-uns peut changer le destin de tous.
Photos de Gustave Kabongo (Photos GusKa) Page FB Photos GusKa





































































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