🗓️ Mis à jour le 12 juillet 2026
Par Nino Walter
Photos : Hvgoshot / Hugo Renié
Les Nuits Secrètes 2026 : un dimanche final entre émotion, rap, chanson et électro
Après deux premières journées déjà marquées par Bigflo & Oli, Madness, Mosimann, Mika, Gaël Faye ou encore Yelle, Les Nuits Secrètes ont refermé leur édition 2026 ce dimanche 12 juillet à Aulnoye-Aymeries.
Pour cette troisième journée, le festival a proposé une dernière traversée musicale très fidèle à son ADN : des Parcours Secrets en journée, du dub avec Mad Professor, la pop intense d’Adèle Castillon, le rap sensible de Disiz, l’énergie d’Ino Casablanca, la poésie rock de Feu! Chatterton, le voyage électronique de Thylacine et la clôture festive d’Ofenbach.
Info-Lux était sur place pour suivre cette dernière journée, entre concerts, public, ambiance de fin de festival et nombreux moments captés en images.
Les Parcours Secrets lancent la dernière journée
Avant même les grands concerts du soir, Les Nuits Secrètes ont retrouvé ce qui fait leur singularité : les Parcours Secrets. Le dimanche, trois départs étaient encore proposés depuis l’Hôtel de Ville d’Aulnoye-Aymeries, à 12h, 14h et 17h.
Le principe reste l’un des plus beaux marqueurs du festival. Le public embarque sans connaître ni le lieu, ni l’artiste, ni l’expérience exacte qui l’attend. C’est cette part de mystère qui donne aux Nuits Secrètes une couleur différente des autres festivals.
À Aulnoye-Aymeries, on ne vient pas seulement cocher des noms sur une affiche. On vient aussi accepter de se laisser surprendre.
Mad Professor ouvre l’après-midi à Eden
La scène Eden a ensuite accueilli Mad Professor en fin d’après-midi. Figure historique du dub anglais, l’artiste a apporté une première couleur sonore à cette journée de clôture. Son passage a installé une ambiance plus profonde, plus lente, portée par les basses et les textures dub.
Un début idéal pour faire basculer progressivement le festival vers la soirée, sans brûler les étapes.
Adèle Castillon signe le plus beau concert de la soirée
À 18h35, Adèle Castillon est montée sur la Grande Scène. Et c’est probablement là que la journée a trouvé son moment le plus touchant.
Son concert a été l’un des plus beaux de cette dernière soirée. Pas forcément le plus spectaculaire. Pas le plus bruyant. Mais sans doute l’un des plus justes. Adèle Castillon a livré une prestation sensible, directe, habitée, avec cette manière de transformer une pop intime en moment collectif.
Sur scène, l’artiste n’a pas eu besoin d’en faire trop. Sa présence, ses textes et son énergie ont suffi à créer quelque chose de très fort avec le public. Il y avait une vraie attention devant la Grande Scène, une écoute particulière, comme si le festival ralentissait quelques instants pour laisser passer l’émotion.
Aux Nuits Secrètes, où les univers se croisent sans forcément se ressembler, ce concert a trouvé une place évidente. Adèle Castillon a apporté une respiration dans la journée, mais aussi l’un de ses souvenirs les plus marquants.

Rio Kosta, La Noche et la Station Secrète font monter l’ambiance
Pendant que le public circulait entre les scènes, Rio Kosta a pris place à Eden avec son univers solaire et psychédélique. Le groupe a apporté une couleur plus douce, presque estivale, idéale pour accompagner la transition vers la soirée.
À La Noche, DJ Keutch puis Lauravioli ont commencé à installer l’ambiance club. Sur la Station Secrète, Johnny et Wallace ont continué à faire vivre ce rôle à part qu’ils occupent dans l’univers du festival : celui de passeurs d’énergie, entre animation, fête et lien direct avec le public.
Les Nuits Secrètes fonctionnent aussi grâce à cela. Pendant qu’une tête d’affiche attire la foule sur la Grande Scène, d’autres espaces continuent de raconter le festival autrement.
Disiz impose sa sensibilité sur la Grande Scène
À 20h10, Disiz a pris le relais sur la Grande Scène. Son concert a donné une autre profondeur à la soirée.
Depuis plusieurs années, Disiz avance loin des cases. Rap, chanson, pop, électro, mélancolie : son univers refuse les frontières trop simples. Aux Nuits Secrètes, cette liberté a parfaitement résonné avec l’esprit du festival.
Face au public, l’artiste a alterné intensité, émotion et morceaux plus fédérateurs. Son passage a rappelé pourquoi il occupe une place aussi singulière dans la scène francophone actuelle. Disiz ne vient pas seulement enchaîner des titres. Il installe une atmosphère.
Ino Casablanca confirme l’énergie d’Eden
À 21h10, Ino Casablanca a pris possession d’Eden. Son rap hybride, nourri de sonorités multiples, a donné un autre visage à cette fin de soirée.
L’artiste a proposé un concert plus nerveux, plus instinctif, avec une énergie qui colle bien à la scène Eden. Là encore, Les Nuits Secrètes ont joué leur rôle de terrain de découverte. Après les grands noms, le festival laisse aussi de la place aux artistes qui bousculent les formats.
Feu! Chatterton transforme la Grande Scène en théâtre à ciel ouvert
À 22h, Feu! Chatterton a offert l’un des grands rendez-vous de cette dernière journée. Sur la Grande Scène, le groupe a déployé son univers entre chanson, rock, poésie et tension dramatique.
Feu! Chatterton est un groupe qui se vit autant qu’il s’écoute. Chaque morceau semble construit comme une scène. Les mots prennent de la place, les silences aussi, et la voix d’Arthur Teboul donne au concert une dimension presque théâtrale.
Aux Nuits Secrètes, cette intensité a parfaitement fonctionné. Après l’émotion d’Adèle Castillon et la sensibilité de Disiz, Feu! Chatterton a prolongé la soirée dans une forme plus incandescente, plus littéraire, mais toujours accessible.
Thylacine et Ofenbach prolongent la nuit
À 23h, Thylacine a embarqué Eden dans un voyage électronique. Le producteur français a cette capacité à construire des concerts comme des déplacements. Sa musique avance, respire, traverse des paysages imaginaires. Pour une fin de festival, ce moment avait quelque chose d’évident.
Pendant ce temps, La Noche continuait de faire danser le public avec Flava D puis Hyas. La dernière nuit n’était pas seulement sur les grandes scènes. Elle se jouait aussi dans ces espaces où les festivaliers prolongent l’énergie jusqu’au bout.
Enfin, à minuit, Ofenbach a clôturé la Grande Scène. Le duo électro français avait une mission simple : faire danser les derniers festivaliers encore debout. Après une journée très riche en émotions et en contrastes, cette conclusion festive a permis au festival de finir sur une note collective.
Une clôture à l’image du festival
Ce dimanche a parfaitement résumé l’esprit des Nuits Secrètes. Une journée qui commence dans le mystère des Parcours Secrets, passe par l’émotion d’Adèle Castillon, traverse le rap de Disiz, la poésie de Feu! Chatterton, les voyages électroniques de Thylacine et se termine dans la fête avec Ofenbach.
Aulnoye-Aymeries n’est pas seulement le lieu du festival. Pendant trois jours, la ville devient un terrain de rencontres, de concerts, de surprises et de souvenirs.
Après trois journées intenses, Les Nuits Secrètes 2026 se referment avec cette impression rare : celle d’un festival qui sait encore mélanger les grands noms, les découvertes, les moments intimes et les grandes scènes populaires sans perdre son âme.
Les Nuits Secrètes 2026 en images
Retrouvez les photos de cette troisième journée des Nuits Secrètes 2026 à Aulnoye-Aymeries : Adèle Castillon, Disiz, Feu! Chatterton, Ino Casablanca, Thylacine, Ofenbach, Mad Professor, le public, les scènes et l’ambiance de clôture du festival.









Photos : Hvgoshot / Hugo Renié pour Info-Lux.
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