🗓️ Mis à jour le 14 juillet 2026
En bref — Le pilote Quentin Laruelle vient de boucler sa 6e participation aux 25 Heures Fun Cup de Spa-Francorchamps, avec le Team 4Race : 37e sur 108 et 5e de sa catégorie. Prochain défi : Daytona en décembre. Interview — et un appel à sponsors pour concrétiser le rêve américain.
Après 25 heures d’effort sur le mythique tracé de Spa-Francorchamps, Quentin Laruelle décroche un solide résultat au volant de sa Fun Cup (Team 4Race). Il revient pour nous sur cette édition 2026, l’esprit si particulier de l’épreuve, et son prochain grand rendez-vous : les États-Unis et le légendaire anneau de Daytona.
Quentin, vous venez de boucler une nouvelle édition des 25 Heures Fun Cup de Spa-Francorchamps. Quel est votre premier sentiment au moment de descendre de la voiture après 25 heures d’effort collectif ?
Ce n’est vraiment que du bonheur. Franchement c’est super agréable, on sort de là et ce ne sont que des émotions positives. On a fait la course qu’on voulait faire donc ce n’est vraiment que du plaisir.
Avec 6 participations à votre actif, est-ce que l’émotion reste la même d’une année à l’autre ou parvient-on encore à être surpris ?
Chaque année et chaque participation a été différente. La 1ere avait pour but de faire connaissance, il y’avait le stress de la découverte. La 2e année s’est passée en Vintage (7 voitures à l’époque) avec une victoire de classe. Ensuite passage vers la bi-place pour faire découvrir et partager ma passion avec une victoire de classe l’année passée. Cette année, retour vers la monoplace; le but était de s’amuser, de privilégier la partie Fun à la partie Cup. On a clairement rempli cet objectif et ça reste toujours une bonne surprise de pouvoir faire une édition aussi agréable. En outre, on a classé la voiture à la 37e position sur 108 et 5e de catégorie sur 24.
Cette année, vous avez rejoint une nouvelle structure. Comment s’est passée votre intégration au sein de l’équipe ?
Mon intégration s’est très bien passée. Je connaissais déjà tous mes coéquipiers et le Team Manager. J’avais déjà roulé avec eux sur la même voiture mais en Vintage. La voiture a évolué évidemment. Mais c’était un peu plus des retrouvailles que réellement une intégration. Le team 4Race était nouveau pour moi, c’est une belle découverte car il est hyper accueillant et hyper performant. Par conséquent c’était un plaisir de me retrouver avec eux.
Quels étaient les principaux défis liés à ce changement d’environnement ?
Il faut apprendre à connaître la nouvelle écurie, à connaître leur nouveau fonctionnement. En un temps assez court puisque je n’ai pu me libérer que le vendredi midi. Bien que je connaissais la voiture de la catégorie Vintage, elle avait évolué en EVo3. Donc prise en main, réalisation du set-up et participation à la qualif, tout cela en très peu de temps. Il faut directement performer au maximum possible donc il faut vite s’adapter à tout.
Le départ
Vous avez eu l’honneur et la responsabilité de prendre le départ de la course. Comment appréhende-t-on ce moment lorsque qu’une centaine de voitures se jettent dans le premier tour à l’assaut du Raidillon ?
L’appréhension et l’adrénaline sont particulièrement fortes pendant les tours techniques, pendant la mise en grille et le tour de formation. Mais une fois que le drapeau vert est agité, c’est 100% concentration: ne pas prendre des risques démesurés dans le premier tour et puis c’est de remonter le plus loin et le plus sûrement possible; voiture après voiture. J’ai remonté près de 30 voitures dans mon 1er relais d’une heure.
Quelles sont les consignes que l’on se répète dans sa tête lorsque le Directeur de course agite le drapeau vert ?
Pas plus vite qu’à fond ;-), C’est une course longue de 25 heures et le 1er objectif reste d’absolument ramener la voiture.Donc le but c’est vraiment de performer et de ramener la voiture.
À quel moment avez-vous senti que la course était réellement lancée pour votre équipage ?
La première grosse étape est évidemment le drapeau vert. J’ai eu un bon pré-sentiment lorsqu’on est sorti de la nuit au petit matin, que l’on n’avait pas subi d’incident majeur (des bricoles oui mais rien de majeur) et que la voiture tournait aussi bien qu’au départ.
L’expérience
Vous comptez désormais 6 participations à cette épreuve. Comment avez-vous vu évoluer la Fun Cup au fil des années ?
Je l’ai vu évoluer positivement: le niveau de pilotage n’a fait qu’augmenter et malgré tout l’ambiance reste toujours super agréable entre la plupart des pilotes dans le paddock et entre les écuries. Cela s’est quand même professionnalisé (il suffit de regarder le nombre de camions dans le paddock et le support (écrans, programmes) aux Teams Manager dans les grandes équipes), la Cup parfois un peu détriment du Fun mais c’est la cas dans presque toutes les compétitions. Et moi ça me plaît bien de faire un bon résultat avec une structure plus petite.
Existe-t-il encore des moments où ce circuit parvient à vous impressionner malgré votre expérience ?
e crois que je ne me lasserai jamais des relais au moment du coucher de soleil. C’est toujours super impressionnant quand on arrive à Bruxelles d’avoir la vue sur le circuit avec le soleil qui se couche, c’est toujours magnifique et assez époustouflant.
Quel souvenir gardez-vous comme le plus marquant de toutes vos participations ?
Je crois que mon souvenir le plus marquant, c’est quand j’ai remporté les 25 heures en catégorie biplace en 2025. Il y’avait 16 bi-places alignées dont 1 avec des pilotes GT et Hypercar, victorieux l’année avant aux 24 Heures GT de Spa. Nous étions 4, j’ai découvert la voiture le vendredi apm. La course a été difficile car il a plu pendant la majorité de la course, nous avons tout donné, la voiture aussi. J’ai fait le dernier relais avant l’arrivée et la voiture était au bout au niveau pneus, freins,… Mais on a terminé et on a gagné. Cela restera mon souvenir le plus marquant.
Edition 2026
Quel a été le moment le plus compliqué de votre course ?
Je dirai que le moment le plus compliqué de la course a été le relais au moment du lever du jour. J’ai roulé assez longtemps la nuit et la fatigue commence à être présente. La voiture se rapprochait tout doucement de son arrêt technique. La conduite était plus compliquée et les conditions rendaient la piste un peu plus piégeuse. J’ai tenté de rester bien concentré et performant avec un record du tour de la voiture et des dépassements de voitures du Top 10.
À l’inverse, quel a été le moment où vous vous êtes dit que l’équipe réalisait quelque chose de spécial ?
Malgré la fatigue, malgré la longueur de la course, tout l’équipage est resté propre dans sa conduite et rapide. On a ramené la voiture sans griffe et sans coup. Et donc là je crois que c’est quelque chose d’assez spécial surtout pour une course de 25 heures où les voitures ont l’habitude de souffrir un peu. La voiture aurait pû repartir pour 25 heures :-).
La nuit à Spa reste souvent un passage à part. Comment l’avez-vous vécue cette année ?
Eh bien cette année j’ai très bien vécu la nuit. Notre Team Manager (Laurent) avait superbement bien assemblé les relais pour que la nuit ne semble pas trop longue. Cela a extrêmement bien réussi. J’ai pu me reposer un peu, j’ai pu bien rouler et en même temps la nuit est passée vite.
Y a-t-il eu un instant dont le public ne se rend pas compte mais qui a été déterminant dans votre course ?
Tous les arrêts au stand, l’arrêt technique, les passages au carburant ne sont pas forcément vus par le public. C’est là qu’on peut perdre de précieuses secondes voire précieuses minutes. Les Full Course Yellow ne nous ont pas été très favorables mais le Team Manager et toute l’équipe ont fait un super boulot et c’est une partie peu visible par le public.
L’aventure humaine
Une course de 25 heures est autant une aventure humaine qu’un défi sportif. Comment se construit la confiance entre équipiers au fil du week-end ?
La confiance se construit principalement en voyant le résultat et les chronos et leur régularité en piste. Maintenant ce qui aussi excessivement important pour un week-end de course comme les 25 heures c’est d’avoir une bonne entente avec ses équipiers parce que des moments durs on va en traverser quelque soit la course . Doncc’est surtout important de bien s’entendre avec ses équipiers pour gérer au mieux ce genre d’évènements.
Qu’appréciez-vous le plus dans l’esprit Fun Cup ?
e crois que la partie qui est la plus agréable dans l’esprit Fun Cup c’est que on garde malgré tout un aspect fun et qu’il y’a moyen de passer un excellent moment une fois qu’on sort de la voiture tout en restant extrêmement compétitif quand on est au volant.
Après autant d’années dans la discipline, qu’est-ce qui continue de vous motiver à revenir chaque saison ?
Ce qui motive à revenir chaque année dans la discipline, c’est le plaisir de conduire cette voiture, le plaisir d’emmener des passagers en course et leur faire vivre ma passion, leur donner des frissons. C’est aussi de belles rencontres, le plaisir de revoir les habitués et de vivre le moment intense de terminer cette course.
Cap sur Daytona
En décembre prochain, vous vous envolerez pour les États-Unis afin de participer à l’épreuve Fun Cup disputée sur le légendaire circuit de Daytona. Comment est née cette opportunité ?
Le but ici est de tout faire pour parvenir à pouvoir aller à Daytona. L’opportunité est apparue ici, grâce à la Fun Cup qui s’est démenée pour pouvoir organiser la course à Daytona. Le projet est en train de se dessiner mais ne pourra se finaliser que grâce à des sponsors et mécènes.
Que représente pour vous le fait de rouler sur un circuit aussi mythique que Daytona ?
C’est l’opportunité d’une vie clairement, il n’y aura pas deux occasions comme ça. Donc il faut tenter de saisir cette chance.
Entre Spa-Francorchamps et Daytona, quelles sont les principales différences que vous anticipez ?
Ce sont des circuits très différents. Je suis très impatient de tester la banking de Daytona ainsi que sa longue partie à fond. Par contre la concentration devra rester la même. Ce sera un nouveau circuit donc nouvelle expérience et nouveau challenge.
Quels seront vos objectifs pour cette aventure américaine ?
Les objectifs ici seront simples, ce sera de prendre un maximum de plaisir, de profiter de chaque moment, d’en prendre plein les yeux et de rouler le plus possible.
Conclusion
Si vous deviez résumer cette édition 2026 des 25 Heures Fun Cup en trois mots, quels seraient-ils ?
Passion – Fiabilité – Plaisir
Après plusieurs années en Fun Cup, un départ aux 25 Heures de Spa et bientôt Daytona, quel est encore le rêve que Quentin Laruelle n’a pas réalisé en sport automobile ?
C’est un rêve fort lointain, mais je me permets quand même d’énoncer, mais ce serait d’avoir une participation au 24 Heures de Spa.
🏁 Soutenez Quentin Laruelle — cap sur Daytona
Le projet Daytona ne pourra se concrétiser que grâce à des sponsors et mécènes. Plusieurs formules de sponsoring existent et vous offrent une belle visibilité. Envie de soutenir le pilote ? Prenez contact : audrey.hanquet@gmail.com.
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