🗓️ Mis à jour le 25 juin 2026
En bref
La Croix Ledoyen, à Érezée, n’est pas une croix d’accident mais le calvaire funéraire d’un curé. Henri Joseph Ledoyen, prêtre réfractaire, fut déporté à l’île de Ré et passa par trente-six prisons avant de revenir mourir dans sa paroisse en 1831. Sa croix se conserve aujourd’hui dans l’église.

Histoire & origines
Henri Joseph Ledoyen fut curé d’Érezée jusqu’à sa mort, survenue le 27 mars 1831 à l’âge de 68 ans. Son histoire est celle d’un prêtre broyé par la tourmente révolutionnaire.
Prêtre réfractaire, il refusa de se plier aux exigences religieuses imposées par la Révolution. Il paya ce refus de la déportation à l’île de Ré, en 1798, et passa, dit la tradition, par trente-six prisons.
Revenu dans sa paroisse, il y termina sa vie. Sa croix funéraire, longtemps dressée au cimetière, fut ensuite mise à l’abri à l’intérieur de l’église d’Érezée.
Description & particularités
La croix est en pierre, ornée d’une iconographie liturgique : chandeliers, calice et hostie, symboles de la fonction sacerdotale du défunt.
Une épitaphe gravée rappelle qu’il reçut les sacrements de la sainte Église et évoque son emprisonnement et sa déportation. C’est un témoignage rare, à la fois objet de dévotion et document historique sur les persécutions religieuses.
Dévotion, légende & contexte
Le destin du curé Ledoyen incarne le sort de nombreux prêtres réfractaires de la fin du XVIIIe siècle, fidèles à Rome malgré la prison et l’exil.
Sa croix, transférée du cimetière à l’église Saint-Laurent-et-Saint-Monon, est devenue une sorte de relique paroissiale. Elle perpétue le souvenir d’un homme dont la foi résista à trente-six geôles.
Accès & balade
La Croix Ledoyen se trouve désormais à l’intérieur de l’église Saint-Laurent-et-Saint-Monon d’Érezée, avenue du Centenaire. On la découvre lors des heures d’ouverture de l’édifice.
Érezée, à la lisière de l’Ardenne et de la Famenne, se prête à de belles balades, notamment le long de l’ancien chemin de fer touristique. La visite de l’église complète idéalement une halte dans le village.
Fiche pratique
| Lieu | Église Saint-Laurent-et-Saint-Monon, avenue du Centenaire |
|---|---|
| Commune | Érezée |
| Type / époque | Croix funéraire d’un curé déporté, début du XIXe siècle (mort en 1831) |
| À voir | L’épitaphe gravée, les symboles sacerdotaux (calice, hostie, chandeliers) |
| Accès | À l’intérieur de l’église d’Érezée, aux heures d’ouverture (à vérifier, mi-2026) |
| Stationnement | Stationnement de village aux abords de l’église |
| Info | Royal Syndicat d’initiative d’Érezée |
Informations recoupées par info-lux à partir des données touristiques officielles de la Wallonie (CGT) et du site officiel du lieu. Données mises à jour mi-2026 : vérifiez les horaires avant votre visite.
Questions fréquentes
Qui était Henri Joseph Ledoyen ?
Le curé d’Érezée, prêtre réfractaire mort en 1831 à 68 ans, déporté à l’île de Ré et passé par trente-six prisons sous la Révolution.
S’agit-il d’une croix d’accident ?
Non, c’est une croix funéraire dédiée à la mémoire du curé déporté, et non une croix d’occis marquant un lieu de décès accidentel.
Où voir la Croix Ledoyen aujourd’hui ?
Elle a été déplacée du cimetière à l’intérieur de l’église Saint-Laurent-et-Saint-Monon d’Érezée, avenue du Centenaire.
Que représente son décor ?
Des symboles de la fonction sacerdotale : chandeliers, calice et hostie, accompagnés d’une épitaphe rappelant sa déportation.
Sources : site officiel du lieu, maison du tourisme, VISITWallonia et les informations touristiques officielles de la Wallonie (CGT). Horaires à confirmer avant visite.
Photos : © CGT Wallonie / info-lux.com.
Quiz visibilité web
Évaluez en 3 minutes votre niveau de référencement (SEO, GEO, AEO) et recevez un diagnostic personnalisé pour développer la visibilité de votre entreprise.